23/11-2006 à 09:32 : Le gouvernement français a récemment demandé à lARCEP de publier un avis sur un projet de loi préconisant la gratuité du temps dattente pour les hotlines et la possibilité de résilier plus facilement son contrat dabonnement pour le consommateur.
Le gouvernement français a récemment demandé à lARCEP de publier un avis sur un projet de loi préconisant la gratuité du temps dattente pour les hotlines et la possibilité de résilier plus facilement son contrat dabonnement pour le consommateur. Le rapport de l'ARCEP penchait en faveur des consommateurs mais le gouvernement semble vouloir faire machine arrière.
Le 20 novembre dernier, lAutorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) a publié un communiqué de presse expliquant son avis sur le projet de loi du gouvernement. Cet avis était clairement en faveur des consommateurs qui pouvaient à terme espérer bénéficier de la gratuité du temps dattente aux hotlines et dun assouplissement des conditions de résiliation. Ce projet concerne le secteur des communications électroniques dans son ensemble, à savoir les opérateurs de téléphonies fixes /mobiles et les opérateurs Internet (FAI)
Voici un extrait de ce communiqué de presse :
Ce projet de loi sinscrit dans le contexte des tables rondes entre consommateurs et fournisseurs de communications électroniques (opérateurs fixes et mobiles, FAI), organisées par le ministre et auxquelles lAutorité a participé. Deux problématiques principales ont été identifiées à cette occasion :Le gouvernement ne semble pas partager le point de vue de l'ARCEP sur les hotlines gratuites. En effet, la solution consistant à ce que les hotlines soient accessibles depuis les numéros commençant par 0800, 0805 ou 0809 n'est pas du goût du Ministère de l'Industrie qui ne veut imposer aucune procédure technique aux opérateurs :
Le problème de la tarification des services dassistance technique, et notamment la facturation des temps dattente.
Les conditions de résiliation des contrats de services de communications électroniques.
LAutorité soutient linitiative du gouvernement visant à renforcer les droits des consommateurs sur ces deux points.
Sur la gratuité du temps dattente, lAutorité considère légitime la demande du ministre dinterdire la prise en compte du temps dattente lors de la facturation dune prestation dassistance technique. Afin de permettre une mise en uvre rapide de cette disposition, lAutorité propose que ces services dassistance soient accessibles par des numéros libre appel (numéros commençant par 0800, 0805 ou 0809). Les fournisseurs resteraient néanmoins libres de facturer ces prestations directement auprès de leurs clients, cette facturation complémentaire pouvant être à lacte, au forfait ou inclus dans le tarif dabonnement mensuel du service (" gratuité " du service après-vente).
Sur les conditions de résiliations des contrats de service de communications électroniques, lAutorité est favorable à lintroduction des dispositions visant à encadrer
le délai maximal dans lequel un fournisseur procède au remboursement des sommes perçues davance, et
la durée maximale du préavis de résiliation.
Les conditions de résiliation des contrats (délai, coût, pénalité pour résiliation anticipée, facilité du processus ) jouent un rôle primordial dans la capacité du consommateur à faire jouer, et donc à bénéficier, de la concurrence. Pour cette raison, lAutorité est aussi favorable à lintroduction de dispositions imposant une obligation dexpliciter la contrepartie associée à tout paiement dû lors de la résiliation et une limitation à douze mois des durées minimales dengagement.
Le projet de loi n'impose pas une solution technique plutôt qu'une autre pour permettre la non-facturation des temps d'attente: c'est aux opérateurs de faire ce choix.Les 2 parties - ainsi que les consommateurs - semblent d'accord sur le fond mais pas sur la forme. Mais la solution qui semble la plus rapide proposée par l'ARCEP ne séduit pas François Loos et son Ministère qui veut laisser le marché choisir son mode de fonctionnement, même si la mise en place doit être plus longue. Ces déclarations sont assez étranges car le Ministère de l'Industrie souhaitait, il y a encore peu de temps, appliquer la gratuité du temps d'attente des hotlines le plus rapidement possible. L'idée que les hotlines rappellent à leurs frais les utilisateurs avait même été avancée par le gouvernement.
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