Le cyberbullying ou le lynchage sur Internet

Se défouler sur une personne dans un espace virtuel public tel qu'une page Facebook ou un blog est un phénomène de plus en plus courant. Pas de doute, le cyberbullying se développe… Quels recours sont à votre disposition ?

Alors que le débat sur le droit à l’oubli numérique revient souvent dans les colonnes des magazines, alors que certains députés militent pour l’affichage du nom réel des internautes et visent une meilleure traçabilité de ces derniers, on assite à l‘émergence d’un nouveau phénomène en ligne appelé cyberbullying. Sur Internet, le cyberbulling peut pourtant avoir des conséquences bien concrètes.

C’est quoi le cyberbullying ? En réalité, vous en avez sûrement déjà entendu parler notamment lorsque des professeurs se plaignent d’une page web sur laquelle ils se font tout bonnement insultés par leurs élèves. Mais ce type de défoulement en ligne ne concerne pas que les professeurs de l’Education Nationale, mais bien d’autres personnes visiblement peu appréciées de leurs camarades, amis, collègues, salariés…

cyberbullying

Même si ce phénomène touchent particulièrement les publics que nous venons de citer, personne n’est vraiment à l’abri de ce type de menace. Et cette nouvelle arme qu’est le clavier a d’ores et déjà coûté la vie à cette jeune écolière de 15 ans venue d’Irlande pour s’installer aux Etats-Unis. Phoebe Prince n’a malheureusement pas eu les épaules pour supporter les railleries et insultes de ces 9 camarades de classe qui se défoulaient littéralement sur elle, que ce soit à l‘école mais également sur les réseaux sociaux.

Le problème du cyberbullying vient du fait que les insultes et autres critiques sont généralement émises par un public anonyme. Et les supports potentiels du cyberbullying sont malheureusement nombreux :

  • réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter
  • menaces par mail (rien de bien compliqué à créer une adresse e-mail pour une personne mal intentionnée)
  • dans les forums
  • via le téléphone de la victime (appels, SMS)

Aujourd’hui, ce terrorisme numérique est clairement pointé du doigt par la CNIL et rappelle que ce phénomène peut très bien être sanctionné :

Même s’il n’existe pas pour le moment d’infraction pour “harcèlement virtuel” ou “vol d’identité numérique”, les conséquences de ces pratiques peuvent constituer des infractions pénales telles que la diffamation, l’insulte, l’escroquerie ou la collecte illicite d’informations. C’est à ce titre que le “harceleur” pourra être sanctionné pénalement par un tribunal.
La CNIL invite donc les victimes à porter plainte auprès du procureur de la République.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire si vous êtes dans ce cas !

Publié Le 12/11/2010 à 11:54 par



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