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Google Music : la musique en ligne et sur mobile

Stocker sa musique en ligne, accéder à ses playlists et des millions de titres sur ordinateur ou sur mobile… voici les principaux services que va vous rendre Google Play Music. Découvrez notre test…

Habitué à Spotify et utilisateur occasionnel de Deezer, j’ai voulu testé l’offre de streaming musical de Google. Google Music permettant d’expérimenter le service en accès illimité durant 30 jours, j’ai voulu savoir s’il allait me faire abandonner mes bonnes vieilles habitudes musicales.

Logo Google Music

Google Music est disponible sous la forme d’un site web, d’une application Android et d’une autre pour iOS. On peut accéder à sa bibliothèque musicale sur 10 appareils différents au maximum.

Les principaux concurrents de ce service sont Spotify, Deezer, iTunes (Match) ou Amazon. Du moins peut-on dire qu’il les concurrence tous d’une manière ou d’une autre.

Quelques chiffres sur ce marché. Selon une étude de l’International Federation of Phonographic Industry (publiée en 2014), le streaming musical génère un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars. Il existerait en tout près de 450 plateformes de streaming dans le monde.

Google Music : premier démarrage

Cette nouvelle aventure numérique débute donc sur le site officiel de Google Music. Une connexion préalable à mon compte Google est bien entendu nécessaire. Compte standard ou Google Apps, les 2 types d’utilisateurs sont logés à la même enseigne.

Si vous voulez faire rapidement le tour des fonctionnalités du service (en version payante), voici ce qu’il faut en retenir…

Synchronisation des musiques sur les différents supports

  • interface sobre à la sauce Google
  • création et gestion de playlists
  • le player est toujours visible et permet la navigation sur le site durant l’écoute
  • possibilité d’envoyer sa musique (ses CD et autres fichiers musicaux) sur le service (jusqu’à 20.000 chansons)
  • multiplateformes
  • mode hors-connexion sur mobile
  • synchronisation instantanée (et sans câble)
  • classement par chansons, artistes, albums, genres
  • fonction de mix automatique
  • radios personnalisées
  • suggestions de playlists basées sur les recommandations des membres de Google+
  • pas de publicité
  • un accès vers un catalogue de titres à acheter

… et ce qu’il faut en voir :

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L’offre musicale

Elle est composée de vos propres titres (vous savez mieux que quiconque ce qui se trouve dans votre bibliothèque musicale) et des titres du Google Play. Autant dire que le second catalogue est un peu plus volumineux que le premier (20 millions de morceaux).

Et pour cause, le géant américain a passé des accords avec les principales maisons de disques que sont EMI, Sony Music, Universal Music Group ou encore Warner. Quelques labels indépendants sont également de la partie.

Comme d’habitude avec les grosses majors, les négociations ne furent pas évidentes mais le service est bel et bien actif depuis le 13 novembre 2012 en France.

Sur Google Music, on peut louer un accès à un très large catalogue mais aussi acheter des titres à l'unité et des albums via la boutique Google Play.

L’hébergement gratuit : le point fort

La fiche commerciale nous dresse la liste des fonctionnalités pour chacune des offres, et la cinquième ligne mérite qu'on s'y attarde un peu.

Les 2 offres de Google Musique

On y apprend donc que l’on peut importer jusqu’à 20.000 titres, même avec l'offre gratuite. Le Cloud Player gratuit d’Amazon, quant à lui, a fixé un quota d’import à 250 morceaux. De son côté, la solution d’Apple (iTunes Match) ne propose pas d’offre gratuite. Spotify et Deezer ne permettent pas ce type d’importation.

C’est là le véritable argument de vente de Google Music et les propriétaires de vieux CD voulant passant tranquillement le virage du numérique y trouveront d’abord une solution gratuite très intéressante.

Capter les grands mélomanes pour les amener ensuite vers une solution de streaming payant, une stratégie plutôt intéressante et qui laisse le sentiment à l’utilisateur qu’il est toujours propriétaire de sa musique dématérialisée.

L’accès illimité et les radios (version payante)

Pour activer la formule d’écoute illimitée et pour le paiement de cette dernière, il vous faudra passer par la configuration d’un compte Google Wallet (même chose pour la formule 30 jours d’essai).

Une fois activée, 3 nouvelles fonctionnalités feront leur apparition :

  • la nouvelle section « Découvrir » qui vous offre une sélection de playlists créés par les utilisateurs (membres de Google+), des recommandations du service et les dernières nouveautés. Tous ces éléments peuvent faire l’objet d’un filtrage par genre et sous-genre musicaux
  • le moteur de recherche jusque là cantonné à votre propre musique importée ira maintenant chercher résultats pour vos requêtes dans les 20 millions de titres disponibles en accès illimité
  • les radios qui génèrent des playlists à partir d’un artiste ou d’un genre musical

Vous pouvez découvrir à quoi ressemble la section Radio composée de vos dernières radios écoutées et de radios thématiques.

Les radios de Google Music

Au fil de votre écoute, vous allez pouvoir affiner vos préférences musicales auprès de Google. Que ce soit par le type de musique que vous écoutez, mais aussi par les marqueurs que vous allez pouvoir apposer sur les morceaux (des « j’aime » et « j’aime pas » sont accessibles à droite dans le player).

Le lecteur de Google Music

C’est de cette manière que les radios seront de plus en plus pertinentes. Tout est ensuite question d’algorithme et, sur ce terrain, vous conviendrez aisément que Google a déjà fait ses preuves.

Il vous est possible de lancer une radio depuis n’importe titre en cours de lecture. Le menu contextuel dans le player vous offre cette option (à droite de la pochette et du nom du titre joué).

Contrairement à Spotify ou Deezer, on appréciera que Google Music nous propose la liste des morceaux qui composent la radio écoutée. Ainsi est-il possible de supprimer certains éléments de celle-ci avant même de débuter sa lecture.

L’organisation de sa musique

Outre votre bibliothèque musicale, vous avez accès à 2 autres zones pour stocker votre musique. Les radios évoquées ci-dessus et qui proposent quelques options d’édition.

Dans cette section, vous retrouverez donc vos dernières radios écoutées et pourrez supprimer celles dont vous ne vous servirez plus. Vous pourrez aussi les renommer.

Éditer une radio

Et que serait un service de streaming sans ses incontournables playlists ? On retrouve bien entendu les listes de lecture qui vous permettront d’organiser vos morceaux mais aussi de les partager.

Éditer une playlist

Toutes les listes de lecture sont accessibles dans la zone latérale gauche. Si vous utilisez un navigateur moderne, vous pourrez facilement glisser-déposer des morceaux dans les playlists de votre choix.

On regrettera toutefois qu’un niveau supplémentaire de classement ne soit pas proposé. Des dossiers contenant des playlists auraient été pertinents pour classer notre musique issue d’un catalogue aussi conséquent.

Envoyer ses morceaux vers Google Music

Pour vous faciliter la tâche, l’éditeur propose un petit outil gratuit baptisé Music Manager. Disponible pour Windows, Mac OS et Linux, le téléchargement se fait depuis les Paramètres du service.

Le logiciel vous permettra surtout d’envoyer vos morceaux vers le Google Play, mais aussi d’enregistrer vos morceaux sur le disque dur de votre ordinateur. Pour l’envoi de morceaux, le transfert peut se faire depuis iTunes ou n’importe quel répertoire de votre machine.

Importation de musique d'iTunes

Télécharger Google Music Manager

En mars 2014, le service s'est doté d'une fonctionnalité expérimentale baptisée Google Play Musique pour Chrome. Elle permet d'ajouter rapidement de la musique via un simple glisser-déposer. Cela fonctionne aussi bien pour les fichiers à l'unité que pour les dossiers.

Le labs

Google nous a toujours habitué à un Labs dans la plupart de ses services. C’est donc en toute logique que l’on retrouve ici des fonctionnalités expérimentales.

Pas de quoi révolutionner le monde du streaming musical, juste quelques options pour personnaliser un peu notre expérience. Si vous utilisez Chrome, vous apprécierez certainement ces notifications informatives sur les morceaux en cours de lecture. De même que la fonction permettant de s’émanciper de Flash.

Le reste me semble un peu confidentiel, ou pour le moins accessoire.

Verdict

Le point fort de ce service est clairement l’hébergement gratuit de ses musiques. La plus-value par rapport aux services d’Apple et d’Amazon est réelle. Mais pour ce qui est des autres fonctionnalités, il y a encore une grosse marge de progression.

Par rapport à certains concurrents qui proposent un écosystème d’applications pour faciliter la découverte de playlists et ajouter de nouvelles fonctions, Google Play Musique fait bien pâle figure avec ses quelques labs. Dommage que des extensions pourtant présentes sur bien des services estampillés Google ne soient pas encore au programme.

Piano Google Plus

On regrettera également que le service ne se présente pas non plus sous la forme d’un logiciel, ce qui nous permettrait de soulager un peu notre navigateur Internet. On notera toutefois la présence d'un client musical pour Mac – non officiel.

Les biographies des artistes sont absentes, dommage pour les curieux. En ce qui concerne les radios, les files musicales générées par l’algorithme sont plutôt pertinentes. Une utilisation prolongée de cette fonctionnalité devrait toutefois parfaire encore un peu plus ces suggestions d’écoute.

Mais le gros bémol à mon sens reste la dimension sociale du service, pas assez mise en avant. On pense notamment au ticket latéral droit que l’on peut trouver sous Deezer et Spotify et qui nous affiche ce que nos amis écoutent en temps réel, absent ici. Pourtant, s'il est bien un usage des réseaux sociaux qui peut s’avérer utile, c’est celui de la recommandation musicale entre amis. Dommage que cet aspect soit si peu visible.

On retrouve certes des sélections de playlists de membres dans la section Découvrir mais dommage que le social ne vienne pas à nous et qu’il faille aller le chercher. De plus, la position de Google ne permettant pas de s’appuyer sur un réseau comme Facebook, on doit se contenter de l’activité musicale de ses contacts Google+. Face à l’ogre Facebook, c’est forcément plus restreint.

Même si les applications mobiles sont plutôt réussies et offrent la plupart des fonctionnalités de la version en ligne, le service n’a pas assez évolué à mon sens depuis son lancement. À suivre…

Publié le Le 20/03/2014 à 10:12

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