Une petite traduction allemande, svp

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08/01-2004 à 17:06Bonjour à toutes et tous,

J'ai une petite phrase en allemand que j'aimerais traduire. Si l'un d'entre vous connaît cette langue serait-il assez sympa pour effectuer une traduction.

La phrase est :

Niedergebrannfes Stadtviertel bei der Univerfität, aus der unfere Soldaten von ruffilchen Studenten befchoffen wurden

Il s'agit d'une légende d'une carte postale de 1914 présentant des allemands devant les décombres d'un immeuble qu'ils ont détruit le jour précédent.

Merci d'avance de vos réponses.


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Gielle



08/01-2004 à 17:15

Des Niedergebrannfes quartiers urbains avec le Univerfitaet, les soldats unfere des étudiants ruffilchen de befchoffen sont devenus


babelfish.altavista.com/
(?) image


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belch


Une petite traduction allemande, svp
08/01-2004 à 18:34Ben oui, j'y avais pensé mais je préfèrerais une traduction "humaine" plus proche de l'esprit allemand que du simple vocabulaire. Il s'agit d'une carte postale de propagande et probablement moqueuse...


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Gielle


09/01-2004 à 03:05Je connais un peu d'allemand (après avoir passé 8 ans chez eux) mais là la plupart de mots sont mal orthographiés. Beaucoup de f me paraissent remplacer le ss allemand.

Pourrais-tu scanner le texte et nous l'envoyer?

Si tu as le temps je demanderai à une amie allemande de te le traduire.

09/01-2004 à 09:05Bonjour Jean-Claude,

Tu as tout à fait raison. N'oublions pas que la carte postale dont ce texte est extrait à 90 ans !

Je prépare l'envoi dés que possible.


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Gielle


Une petite traduction allemande, svp
09/01-2004 à 10:14Voici ma traduction : Quartier brûlé près de l'Université, par laquelle des étudiants russes ont tiré sur nos soldats.

Jean-Claude Als, de Strasbourg

09/01-2004 à 10:18Pourtant il semble effectivement y avoir un côté "humoristique" dans la phrase : elle semble dire que les soldats sont devenus des étudiants ; peut-être que l'immeuble etait une école ?


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belch


09/01-2004 à 10:22Si j'ai bien compris, des étudiants russes ont tiré sur des soldats allemands, et par représailles des allemands ont brûlé le quartier de l'Université.
Je pense que la police de caractère utilisée dans le texte est une vieille police gothique, où le s ressemble à un f.

Jean-Claude Als

Une petite traduction allemande, svp
09/01-2004 à 10:23merci jean-claude als (+)


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belch


09/01-2004 à 12:48Bonjour et d'ores et déjà merci à tous ceux qui ont apporté leur réponse.

J'aimerais vous montrer la photo mais apparemment il y a un problème de serveur et je n'arrive pas à l'envoyer. (Il ne se passe rien quand je clique sur le bouton d'envoi).

Pour vous donner plus de détails sur cette phrase en attendant la photo (peut-être dans quelques heures), voici l'histoire :

Il s'agit d'une carte postale de propagande allemande de la première guerre mondiale. Les allemands posent devant les ruines d'un immeuble qui est sis place du 20 août à Liège (Belgique). La place porte ce nom depuis 1920 en hommage aux massacres qui se sont déroulés à cet endroit le... 20 août 1914. Ce jour-là, le feu avait été bouté aux batiments se trouvant face à l'Université de Liège, en représaille à des coups de feu qui avaient été tiré depuis des appartements (en réalité occupé par des allemands complètement saouls). Les malheureux qui tentèrent de s'échapper des immeubles en feu furent amenés devant la statue au centre de la place (statue d'André Dumont) et passé par les armes; d'autres qui voyaient ce qu'il se passait sur la place essayèrent de rester dans les immeubles mais certains périrent brûlé vifs. Des secours, venus des quartiers voisins, subirent le même sort. Et il s'en fallu de peu pour que les pompiers, arrivés assez rapidement sur place, soient également passés par les armes. Après des tractations, on les obligea à "contempler" l'incendie et on les empêcha de secourir les victimes. L'incendie gagna d'ailleurs assez rapidement les quartiers voisins.

Cette carte de propagande était destinée aux troupes allemandes en guise de souvenir de (guerre à) Liège. Malgré ces preuves, le général Luddendorf écrira, dans ce mémoire après la guerre, qu'il ne s'était jamais rien déroulé comme massacre dans la prise de Liège. Ajoutons finalement que le dit Luddendorf, dans les années 30, se prit rapidement d'amitié pour un jeune allemand nommé... Adolf Hitler !

Voilà pour l'info. J'espère vous montrer la photo bientôt.


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Gielle


09/01-2004 à 16:17En 1914 les Allemands étaient vraiment enragés à cause de la défense des forts de Liège qui les a stoppés pendant plusieurs jours alors qu'ils croyaient passer sans rencontrer de grosse résistance.
Ils ont commis des atrocités un peu partout dans la région. De nombreux otages ont été fusillés simplement pour terroriser la population.

Le bilan de la résistance des forts de 1914 est finalement très positif!
En ayant contenu les armée allemandes durant plus de 10 jours devant Liège et en les ayant obligé à dévoiler plus tôt que prévu la formidable puissance de leur artillerie, les forts de Liège ont permis à la France et à l'Angleterre de compléter leur mobilisation pour réussir à stopper définitivement les armées allemandes sur la Marne!
D'une certaine manière, la résistance des forts de Liège en 1914 a autorisé la victoire de la Marne et par conséquent la victoire finale de 1918.
C'est pour cette héroïque résistance que la ville de Liège est la seule ville a avoir obtenu la Légion d'honneur par la France.

Un excellent site sur l'histoire de "La position fortifiée de Liège" durant la guerre de 1914-1918 existe à l'adresse suivante: http://users.skynet.be/sky73332/index.html; je vous en conseille vivement le détour mais attention...... il est en anglais!


http://users.skynet.be/sky73332/index.html

Habitant non loin du fort de Loncin, maintenant situé sur le territoire de ma commune, je me suis fort intéressé à l'histoire de ces forts.

Une petite traduction allemande, svp
09/01-2004 à 16:37Si ça peut encore servir à quelque chose, au point où en est cette discussion fort passionnante :
"Quartier incendié autour de l'université, depuis laquelle des étudiants russes avaient tirésur nos soldats."

Un peu plus dans le ton de la propagande :
"Quartier réduit en cendre près de l'université, repaire d'étudiants russes embusqués prenant nos soldats pour cible"

Tout est une question de vocabulaire !!

09/01-2004 à 16:50Je ne pense pas qu'il y avait beaucoup d'étudiants russes à l'Université de Liège en 1914.

09/01-2004 à 17:01Et pourtant ?!? Ca n'est pas absurde : en 1914, la Russie n'était pas l'URSS, mais une royauté, comme la Belgique... Mais là, je cède volontiers la place aux historiens.

Une petite traduction allemande, svp
12/01-2004 à 00:11Et voilà enfin la photo de la place du 20 août en 1914, avec le texte allemand figurant en entête :
[IMG]image[/IMG]

Merci à vous.


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Gielle


12/01-2004 à 00:21C'est effarant !!


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image image http://www.f1passion.fr


12/01-2004 à 05:00

urtant ?!? Ca n'est pas absurde : en 1914, la Russie n'était pas l'URSS, mais une royauté, comme la Belgique... Mais là, je cède volontiers la place aux historiens.


c'est absolument exact (à la précision près que la Russie était un empire plus qu'un royaume, une monarchie en tout cas).
L'un des représentants les plus éminents fut le peintre Nicolas de Staël (plus tard naturalisé français), dont la famille émigra en Belgique lors de la Révolution (son père, si ma mémoire est bonne, était majordome du tsar ou quelque chose d'approchant). Toujours est-il que si sa famille (petite noblesse, donc) a choisi la Belgique pour l'exil, c'est qu'il y avait une importante communauté russe outre-Quiévrain (de même qu'il y en avait une, de moindre importance, en France, à Paris, quartier de l'Europe ainsi qu'à Nice, Cannes et surtout Menton.
D'ailleurs, de nombreux collèges privés ainsi que des pensionnats ou orphelinats ont été ouverts en Belgique (mais aussi en Suisse) par des nobles ou riches bourgeois russes. De nombreux grands noms des lettres ou des arts au début du XXe siècle y sont passés.

Pour la phrase :

Niedergebrannfes Stadtviertel bei der Univerfität, aus der unfere Soldaten von ruffilchen Studenten befchoffen wurden


réortographiée correctement (en effet, en alphabet gothique le s médian ressemble à un f (de même qu'en ancien français), le ss dédoublé étant libellé avec un ß (ess-tsett : littéralement "s et s") : il suffit d'accoler en effet un s médian (f sans barre) et un s final pour avoir l'équivalent du bêta grec. Bref,. cela donne :

Niedergebranntes Stadtviertel bei der Universität, aus der unsere Soldaten von rüßichen Studenten beschoßen wurden


"Quartier quasiment détruit par l'incendie aux alentours de l'université, d'où nos soldats se sont fait canarder par des étudiants russes".

Une petite traduction allemande, svp
12/01-2004 à 05:22A propos de la photo, d'après ce que je peux voir, elle aurait été prise de la Place du XX Août en direction de la Place Roi Albert.
L'endroit des décombres correspond à ce qui est maintenant le carrefour de l'avenue Charles Magnette et de la Rue de l'Université.
Le clocher qui est à peine visible en arrière-plan semblerait être celui de la cathédrale.

12/01-2004 à 05:31Tiens, j'ai répondu sans même regarder la photo... (pas attendu qu'elle s'affiche), ça m'aurait évité de parler de l'alphabet gothique alors que la mention était évidemment en alphabet normal et même sans ß, ce qui tendrait à prouver que la carte postale a été imprimée sur place (en Belgique, donc) par un imprimeur local ne possédant pas de polices germaniques.

12/01-2004 à 08:50

Et pourtant ?!? Ca n'est pas absurde

vous avez raison.En 1907 la famille de Georges Simenon habitait au 53 rue de la Loi à Liège et la mére de Simenon louait des chambres aux étudiants russes.
en 1903, 1er exil de Trotsky qui passe en Belgique faire des conférences aux étudiants russes de Bruxelles et de Liège.

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