Trichet ne bouge pas, l’euro grimpe

09/01-2004 à 12:58Bonjour,

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Vendredi 09 janvier 2004

Jean-Claude Trichet résiste aux pressions. Le nouveau président de la Banque centrale européenne a refusé, hier, de modifier son taux d’intérêt, à 2 %, malgré les demandes expresses du ministre des Finances allemand et du commissaire européen au commerce, Pascal Lamy. Les dirigeants de la zone euro s’inquiètent en effet de la récente flambée de leur monnaie face au dollar, qui pénalise leurs exportations.
Les déclarations de Jean-Claude Trichet, qui considère que le niveau actuel des taux d’intérêt est « approprié », n’ont pas été de nature à calmer les cambistes. Dès les premières minutes de sa conférence de presse, la monnaie européenne s’est fortement appréciée. Hier à 17 heures, l’euro valait 1,27285 $ à Londres, contre 1,2696 la veille. >>

www.20minutes-services.com/journal/economie/article.php?ida=16214


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Guillemette
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09/01-2004 à 13:59$$$$ bientot une monnaie des singes !! M....de elle est DEJA !!! [:D] [:D] [:D] [:D]


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Trichet ne bouge pas, l’euro grimpe
09/01-2004 à 14:51

Jean-Claude Trichet résiste aux pressions.

il peut ! il a résisté aux pressions du tribunal, aux pressions des concurrents au poste, maintenant il est fonctionnaire. alors le cours de l'euro, hein, maintenant, la pression... il n'a plus de concurrents, nationnaux, internationnaux, commerciaux, qu'il n'a pas d'entreprise sur les bras... [:D] [:D] image

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JO 2008, PEKIN : "1 pays, 2 dictatures", censure du web, nettoyage ethnique au Tibet, recul démocratique à Hong-Kong et Macao, violations des Droits de l'Homme, esclavage, soutien de dictatures : Corée du Nord, junte militaire birmane, sida et p


10/01-2004 à 09:17Bonjour
C'est tres préoccupant.
Il faut faire la pédagogie des faits. La brutalité de la revalorisation de l'euro face au dollar, qui a perdu plus de 25% en douze mois, est le phénomène le plus handicapant pour la croissance et donc pour l'emploi. Il faut expliquer quelles sont les conséquences mécaniques d'un euro fort. Les exportations sont pénalisées, les importations favorisées au détriment de la production nationale ou européenne, la rentabilité des entreprises est affectée. Enfin, des taux d'intérêt trop élevés freinent à la fois l'investissement et la consommation.
La parité euro/dollar devient évidemment une préoccupation. La BCE a concentré son discours sur le risque d'inflation.
Claude Trichet se trompe d'adversaire, ce n'est plus l'inflation qu'il faut combattre, mais le chômage. L'euro fort est un frein à la croissance. En outre, il encourage les entreprises à se «relocaliser», afin de rééquilibrer leur structure de coûts.
La priorité est de combattre le chômage, et non plus l'inflation.
Que vaut, en effet, un euro fort s'il est synonyme de croissance molle et de chômage élevé?
Mais qui peut peser sur les décisions de la BCE ?


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10/01-2004 à 09:21Jean-Claude Trichet entend se comporter comme un banquier central souverain qui établit sa ligne de conduite en fonction d'une analyse économique interne. Il n'a pas à se fixer d'objectif de taux de change, et il entend que chacun le sache. Il en va de sa crédibilité de patron de la BCE.

Je pense que nous allons droit dans le mur,du fait de l'absence de strutures politiques institutionnelles adaptées dans l'UE.
Il va bien falloir,d'une façon ou d'une autre,sortir des ambiguités actuelles.
C'est ce que souligne en d'autres termes la presse économique.

Citation:
Jean-Claude Trichet se trouve donc dans la position délicate où il faut être le valet de deux maîtres. On lui demande de réaliser simultanément deux objectifs : la gestion monétaire proprement dite et la responsabilité du taux de change.

C'est trop pour un seul homme et malsain dans la mesure où peuvent surgir des contradictions entre ces deux objectifs. Or c'est le cas aujourd'hui. La flambée de l'euro nécessiterait à l'évidence une baisse des taux d'intérêt en Europe que n'appelle pas forcément la situation économique interne. N'ignorons pas les inconvénients d'un niveau de taux inapproprié. On n'en donnera qu'un exemple, la bulle immobilière qui frappe notamment l'Espagne où les prix des logements neufs ont bondi de 15,8% en 2003.

Lorsqu'apparaît une telle contradiction entre objectifs monétaires, interne et externe, il est préférable qu'elle soit gérée par deux personnes différentes. Wim Duisenberg s'était certes autoproclamé : «M. Euro, c'est moi», avait lancé le premier président de la BCE au printemps 2000 lorsque l'euro était tombé dans l'abîme. Il n'avait fait que combler le vide institutionnel de l'Europe où personne n'est qualifié juridiquement ni politiquement pour incarner l'euro en tant que devise.

Dans un contexte diamétralement opposé de flambée de l'euro, le deuxième président de la BCE est amené à souffrir de cette même solitude contre nature et contre-productive. Pour parodier le titre d'un livre célèbre, voici «saint Trichet, banquier central et martyr».


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Trichet ne bouge pas, l’euro grimpe
12/01-2004 à 05:52C'est toujours amusant, ces discours sur une monnaie forte qui devient pénalisante.
Pendant des années, on nous a bassiné avec la faiblesse du franc, le franc qu'on dévalue, puis l'euro qui dégringole par rapport au dollar, etc. Et dans ces moments-là, personne ne parlait d'éventuels avantages pour notre économie. Si le dollar est si bas par rapport à l'euro, il y a des raisons certes politiques (le gouvernement américain laisse filer sa monnaie) mais surtout structurelles : les fondamentaux de l'économie américaine ne sont pas sains. Alors que l'Europe est une vraie puissance industrielle et agricole, avec de vraies ressources et une vraie réserve de puissance économique.

Voudrait-on un euro aussi faible que la livre turque (un sandwich pour 3 millions, un salaire de misère à 50 milliards par mois ???) ou le peso argentin ?

Le problème (s'il y a problème) est la faiblesse du dollar, pas la force de l'euro. Et si le dollar est faible, c'est à la fois parce que c'est une monnaie de compte internationale et une monnaie nationale, que les Américains jouent de ce statut pour faire jouer la planche à billet (et donc noyer leur déficit faramineux et leurs dépenses militaro-sécuritaires somptuaires) sous des masses de billets qui ne valeut plus un fifrelin.

L'avantage qu'on oublie toujours de citer est que le pétrole est toujours payé en dollars (et donc de moins en moins cher). De même que pas mal de denrées sur le marché international du commerce.

AMHA, le cours plancher du dollar s'établira autour d' 1,50 ?, voire 2 ? si la crise politique (attentats, bourbier irakien et afghan) s'amplifie.

12/01-2004 à 15:25

Le problème (s'il y a problème) est la faiblesse du dollar, pas la force de l'euro. Et si le dollar est faible, c'est à la fois parce que c'est une monnaie de compte internationale et une monnaie nationale, que les Américains jouent de ce statut pour faire jouer la planche à billet (et donc noyer leur déficit faramineux et leurs dépenses militaro-sécuritaires somptuaires) sous des masses de billets qui ne valeut plus un fifrelin.


j'espère que nous n'avons pas viré nos réserves d'or... ne serait-ce que pour soutenir la parité française de l'euro...

à qu'ils ont forts ces ricains... fait ce que te dis , fais pas ce que je fais... image


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12/01-2004 à 15:39

L'avantage qu'on oublie toujours de citer est que le pétrole est toujours payé en dollars (et donc de moins en moins cher). De même que pas mal de denrées sur le marché international du commerce.

reste à savoir si le gain sur le pétrole compense les pertes de marché des entreprises françaises ( risque de chômage, de délocalisations....)
reste à savoir si les gains sont supérieurs aux pertes...


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