14/03-2004 à 18:38Herve Le Bevillon le 14/03/04
Manipulations Espagnoles
Le gouvernement espagnol en « récupérant » la tragédie du 11 mars a démontré quil était capable de bien des choses. LETA terrorise les politiciens qui nhésitent pas à utiliser des moyens qui sont très éloignées de la démocratie.
Il y eut les GAL (groupement armés de libération), financés par le gouvernement socialiste de lépoque. Il sagissait dassassins venant de la pègre. Ils nétaient pas trop regardants en ce qui concerne les « cibles ».
Maintenant, à peine le carnage de Madrid était-il accompli, que le ministre de lintérieur accusait lETA, sans enquête ni instruction. Les ambassadeurs espagnols reçurent lordre daffirmer que l ETA était responsable de ce massacre.
Or, nous le savons maintenant, et nous nous en doutions le jour même, ces attentats étaient signés par les Islamistes proches dal Qaida.
Lempressement des élus à désigner lETA, nous a rappelé ce même empressement de la part des élus et des magistrats le jour de lattentat de Quévert qui fit une victime il y a 4 ans. Le ministre de lintérieur JP Chevênement annonçait que cétait lARB qui avait frappé.
Or, lenquête est close, linstruction aussi, le procès est en cours et personne nest inculpé, en tant quauteur, sinon 4 complices bien « pratiques ».
Mais ce nest pas tout. Après le vol dexplosif de Plévin (22- perpétré par lETA et probablement lARB, la presse espagnole était très remontée contre le gouvernement français qui ne traitait pas assez durement les indépendantistes bretons. Ce nétait pas de petits articles en bas de page, mais des titres à la une sur plusieurs colonnes. Et, à chaque attentat, les manifestants pacifiques conspuaient le gouvernement français. Et puis, il y eut lattentat mortel de Quévert. Une centaine de perquisitions et les arrestations de militants bretons. Depuis, la presse espagnole est calmée. Plus de titres agressifs. Plus de menaces. Et quelques temps plus tard, nous découvrîmes que deux policiers espagnol de la Guardia Civil avaient été arrêtés, armés jusquaux dents, par les gendarmes de Belle-Ille-en-Terre, le LENDEMAIN de lattentat mortel. Les gendarmes, bien embêtés, appelèrent le SRPJ de Rennes qui prit les deux policiers en charge. Alors que sest-t-il réellement passé ?
Peut-on dire quun état qui nhésite pas à manipuler lopinion en pleine tragédie serait incapable dassassiner une jeune femme pour arriver à ses fins ? Létat espagnol a-t-il sacrifié Laurence Turbec ?
ABP
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Plutôt la mort que la souillure.