03/09-2004 à 12:13Bonjour,
<< Paru le : 02/09/2004
Environnement
Un ourson repéré dans les Pyrénées
LA NOUVELLE réjouira les écologistes, moins
les bergers : un ourson a été repéré fin août dans les Pyrénées. Un événement considérable,
selon l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn, organisme qui gère les destinées du plantigrade
dans la région.
« C'est la première fois depuis 2000 que nous avons connaissance d'un nouveau
petit, s'enthousiasme une responsable. Une, et peut-être deux naissances avaient été recensées
cette année-là, sinon il fallait remonter à 1998 et 1995. Comme l'animal a été vu en compagnie
d'un adulte, cela veut dire qu'il n'est pas sevré, et qu'il a donc moins de deux ans. S'il est
de 2004, il doit avoir six mois ; s'il est venu au monde l'an dernier, il a un an et demi »,
calcule-t-on à l'institution.
Les ours sont
très peu nombreux
Celle-ci précise que l'ourson
a été « observé par un agent du parc national des Pyrénées et par une famille de bergers, le
jeudi 26 août ». « Des attaques s'étaient produites près d'une estive
(NDLR : abri de montagne
où réside le berger durant la nuit).
Un ours est revenu à plusieurs reprises manger les restes
d'une brebis. C'est lors d'un de ses retours que l'ourson a été vu. » Il a même été filmé par
l'agent : « Un film superbe où on le voit nettement, dressé sur ses pattes arrière », confie
un témoin.
Même s'ils causent quelques dégâts dans les vallées qui les abritent (Aspe, Barretous
et Ossau), les plantigrades soulèvent moins de polémiques dans les Pyrénées que les loups dans
les Alpes. D'abord parce qu'ils n'ont jamais réellement disparu du secteur, et que l'animal
constitue même l'emblème de la vallée d'Ossau. Ensuite parce qu'ils restent très peu nombreux.
Les « vrais » ours pyrénéens, autochtones, ne seraient que de cinq à huit, et moins d'une vingtaine
dans tout le massif séparant la France de l'Espagne, en comptant les plantigrades slovènes réintroduits
depuis 1996.
Un nouveau décompte doit d'ailleurs être effectué côté béarnais d'ici à octobre.
Il s'appuiera sur les observations de terrain, mais aussi les analyses génétiques de poils ou
d'excréments pour déterminer avec certitude le nombre d'individus.
Michel Valentin >>
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Guillemette
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