23/09-2004 à 12:12Bonjour,
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Transports: "Personne ne pourrait s'opposer à une loi de liberté", selon Robien
PARIS (AFP) - Le ministre des Transports Gilles de Robien, interrogé sur la continuité du service public dans les transports, a estimé jeudi sur France 2 que "personne ne pourrait s'opposer à une loi de liberté" obligeant les partenaires sociaux à se concerter afin de prévenir les conflits.
"Les syndicats disent, il faut vraiment nous aider dans le dialogue social, il faut même rendre obligatoire les échanges entre les directions et les représentants des syndicats", a observé le ministre.
Dès lors, a-t-il ajouté, "une loi qui permettrait cette concertation, voire une loi qui obligerait direction et syndicats à se réunir pour discuter, je pense que c'est une loi qui ouvre des espaces de liberté" et "personne en France ne peut s'opposer à une loi de liberté".
"Il faut passer par la négociation et la concertation, et quand on a des systèmes qui sont bien mis en place grâce à la concertation, les couronner par une loi qui consacre dans la durée ce bon système de concertation, cela n'a rien de liberticide. C'est reconnaître le travail des partenaires sociaux et c'est en même temps s'assurer de la pérennité du dispositif qui respecte les usagers", a résumé le ministre.
"Dans tous les pays civilisés, où il y a un peu de dialogue social", un dispositif de continuité du service public "existe". "Tout cela demande à être défini. Je suis sûr qu'on va aboutir", a commenté M. de Robien.
"Etre obligés de déclarer qu'on fait grève ou qu'on ne fait pas grève était une proposition forte du rapport Mandelkern. Je suis assez réservé sur cette mesure, les syndicats aussi, je pense qu'il y a d'autres façons de bien connaître l'état des effectifs pour bien organiser les transports", a ajouté M. de Robien.
D'accord pour débattre de la prévention des conflits, les syndicats s'opposent à la recommandation du rapport Mandelkern de recourir à la loi pour assurer la continuité du service public en cas de grève : ils sont particulièrement hostile à sa suggestion d'imposer à chaque gréviste de se déclarer personnellement avant un conflit et à l'idée que l'organisation d'un service minimum puisse être envisagée au niveau régional au nom de la satisfaction de "besoins essentiels".
Reçu mardi par M. de Robien dans le cadre de ses concertations sur le service minimum, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a averti : "Si le gouvernement maintient la perspective d'un débat législatif qui aurait comme conséquence de restreindre davantage l'exercice du droit de grève qui est constitutionnel, il est évident qu'il daterait lui-même le moment d'un conflit".
La SNCF, de son côté, a convié les syndicats de cheminots à une nouvelle table ronde, vendredi, sur le dialogue social et la continuité du service public.>>
fr.news.yahoo.com/040923/202/42buh.html
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Guillemette
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