L'implication et la complexité c'est quoi au jus

26/04-2005 à 12:39Bonjour a tous je suis pommee j'y compernds strictment rien a cela, quelq'un pourrait m'eclaier svp: « la sympathie est le fond de la méthode. » » G. BACHELARD.
merci d'avance
amicalement
Manon


  • Galeric
26/04-2005 à 14:37Implication d'après René Barbier, professeur à l’Université de Paris 8 Vincennes à Saint Denis.

Comité scientifique: Rabah Kechad, professeur de sociologie à l’Université de Blida, Magali Humeau, chercheur en Sciences de l’Education à l’UPPA, formatrice consultante, Abdelhak Saihi, directeur général de l’Ecole Nationale de la Santé publique d’Alger, Marie Auriol, docteur en Sciences de l’Education, formatrice IFRAMES Le Campus, et Georges Bertin, docteur habilité en Sciences sociales, directeur général de l’IFORIS, directeur de recherches associé à l’UPPA..



PROBLEMATIQUE.

Polysémie du terme "implication ".

" Cette notion reste encore à définir. Mais, après tout, est-elle réellement plus floue que celle de "charme" employée en physique nucléaire? L'implication a-t-elle moins de pertinence que ces "quarks" plus théoriques que repérables? Quand je suis devant un groupe emporté par sa passion du moment, je sais bien que j'y suis "impliqué" positivement ou négativement, en tant que chercheur ou animateur et ma maîtrise du "transfert" et du "contre-transfert" ne m'empêche aucunement d'être plus ou moins bouleversé par les réactions en chaîne qui s'y développent. D'emblée trois modes d'implication s'imposent à moi dans un groupe :

* Je peux être impliqué par le regard, le comportement, l'action d'autrui sans l'avoir nécessairement voulu. Je suis impliqué simplement parce que j'appartiens à cette unité humaine du moment. Je fais partie du "système" relationnel et je ne peux m'en abstraire que par une attitude de type schizophrénique. Reconnaîtra-t-on, enfin, qu'une telle attitude est au fondement même de la scientificité habituelle en sciences humaine? Gaston Bachelard, si prudent à l'égard de l'intuition, de l'analogie et de la phantasmatique dans la science, reconnaissait, à propos des sciences de l'homme, que "la sympathie est le fond de la méthode".Nos épistémologues contemporains qui s'appuient tant sur l'auteur de "la psychanalyse du feu" devraient méditer sur l'ampleur de cette petite phrase du célèbre philosophe des sciences. Etre impliqué, c'est être "jeté-là" dans la relation humaine, et dans le Monde, qu'on le veuille ou non. En tant qu'être humain, je suis directement concerné, certes par les agissements des membres de ma famille, mais également par ceux, plus anonymes, des puissants qui nous gouvernent, souvent, par delà les mers. Que l'Union Carbide laisse échapper un gaz mortel pour cause de petits profits en Inde et c'est la mort et la maladie pour d'innombrables malheureux. Du micro au macro-système vivant, chaque élément y est impliqué, c'est-à-dire à la fois relié inéluctablement et influencé par les autres éléments du système. La prise de conscience écologique est la seule qui correspond à la grandeur tragique de notre temps. Mais il ne peut s'agir que d'une écologie politique, supposant une sensibilité d'un nouveau type.

L'Analyse Institutionnelle, en débusquant la façon dont nous sommes impliqués par et dans "l'Etat-inconscient" au coeur même de notre vie quotidienne, contribue à l'émergence de cette nouvelle sensibilité, si développée déjà en Allemagne.

* Un autre mode de la notion d'implication correspond au fait de s'impliquer. Je ne suis pas seulement un être "jeté-là" dans le monde et les autres. Je suis également capable d'être lucide sur ma position sociale et m'y impliquer plus ou moins totalement, dans une perspective créative de moi-même et de mes rapports aux autres. Je m'implique en refusant d'être ce que d'aucuns voudraient que je sois pour favoriser leurs privilèges. Je m'implique en acceptant de prendre un risque bouleversant mon ordre établi, mon "institué", parce que cette implication m'apparaît comme étant un élément d'un système de valeurs supérieur à celui qui me rassure pour le moment. Je donne ici une connotation "existentialiste" au fait de s'impliquer. Il s'agit bien d'un choix libre en dernière instance, qui suppose ma responsabilité et mon engagement. Je ne nie pas pour autant les ressorts inconscients de la décision, qui restent sans cesse à explorer, mais dont on ne verra jamais la fin. Cette lucidité sur la dimension inconsciente de l'implication est nécessaire pour reconnaître la parole contestataire de l'autre, toujours susceptible de mettre à jour une face cachée de moi-même. L'Analyse Institutionnelle montre à quel point les institutions contemporaines ne permettent pas une véritable implication du sujet. Les institutions canalisent les tentatives d'implication et les retraduisent en fonction de leur logique propre, aidées par une kyrielle d'agents homogénéisés et homogénéisant à l'intérieur du système institué dans la méconnaissance de leur véritable fonction. Les firmes multinationales les plus cotées d'un point de vue technologique sont peut-être celles qui poussent le plus loin cette violence symbolique en utilisant l'économie libidinale de leurs agents ( demande d'amour, angoisse de morcellement, pulsions archaïques sadomasochistes, etc) dans un processus de renforcement du pouvoir de domination. Dans ce cas le sujet qui s'implique peut-être aussi bien l'individu le plus adapté que celui dont la parole et les actes deviennent les "analyseurs" les plus puissants et les plus dangereux pour l'institution.

* Enfin, troisième mode de la notion d'implication: Impliquer autrui par ma parole, mon action, mon comportement. Face dialectique complémentaire du premier mode "être impliqué". Je ne suis impliqué que parce que quelqu'un, ou une situation, "m'implique". De même, je ne peux m'impliquer sans immédiatement "impliquer" autrui: "Chaque rencontre nous disloque et nous recompose" écrit le poète Hugo von Hofmanstalh. Si, existentiellement, l'"implication est tout ce qui nous rattache à la vie"(Jacques Ardoino),alors on peut dire, avec le poète hongrois Attila Jozsef "J'ai vécu, et ce mal a fait plus d'un mort". La lucidité consiste peut-être à mieux savoir à quel point on ne cesse d'impliquer l'autre dans nos histoires de vie. Combien de Gouvernants sont capables d'une telle attitude? L'Analyse Institutionnelle aura à faire un travail soutenu pour permettre aux groupes-objets de sortir d'une implication non-consciente du fait d'autrui. Le groupe-sujet sera celui qui, analysant les trois modes de l'implication, saura les articuler en situation dans une visée de plus grande autonomie.

A partir de ces trois modes, l'implication comporte trois dimensions (psycho-affective, structuro-groupale et historico-existentielle), elles-mêmes soumises à la "transversalité" de trois plans de l'imaginaire (pulsionnel, social et sacral). "

Complexité :

Cette approche constitue ainsi une modalité de traitement de la complexité rencontrée dans les situations du développement ou de la recherche en sciences sociales car mettant en jeu notre relation au monde et à nous mêmes mais encore au social et au jeu d’interactions que ces confrontations dans la dialectique Moi-Société-Monde qui s’y produit et que les acteurs y produisent.

Gilbert Durand, pour sa part, a pu ainsi définir le trajet anthropologique dans la confrontation produite entre les intimations assimilatrices du milieu dans leur confrontation et les pulsions des sujets.

De ce point de vue l’approche transversale, laquelle suppose des méthodologies appropriées qu’il nous appartiendra de produire, est sans doute un des lieux de cette confrontation et de ses applications.

Parce qu’ambigüe, cette notion d’implication est donc emblématique d’une épistémologie venant contrer le positivisme qui entend séparer le sujet, chercheur ou acteur social, de son objet. Reconnaître et prendre en compte l’implication revient à appréhender les situations du développement de la recherche en sciences sociales par la complexité. Entée sur l’opacité de notre relation aux autres, au monde et à nous mêmes, cette notion nous permet d’échapper à la pensée déterministe qui va dans le sens d’une volonté de maîtrise rationnelle du monde donc également des autres. Pour reprendre les mots de Castoriadis, l’implication autorise au contraire à considérer l’être, y compris la société comme magmatique donc pourvue d’une capacité créatrice qui lui est propre.


Adresse

actes à paraître






Polysémie du terme "implication ".

" Cette notion reste encore à définir. Mais, après tout, est-elle réellement plus floue
que celle de "charme" employée en physique nucléaire? L'implication a-t-elle moins de
pertinence que ces "quarks" plus théoriques que repérables? Quand je suis devant un groupe
emporté par sa passion du moment, je sais bien que j'y suis "impliqué" positivement
ou négativement, en tant que chercheur ou animateur et ma maîtrise du "transfert"
et du "contre-transfert" ne m'empêche aucunement d'être plus ou moins bouleversé
par les réactions en chaîne qui s'y développent. D'emblée trois modes d'implication
s'imposent à moi dans un groupe :

* Je peux être impliqué par le regard, le comportement, l'action d'autrui sans
l'avoir nécessairement voulu. Je suis impliqué simplement parce que j'appartiens à cette
unité humaine du moment. Je fais partie du "système" relationnel et je ne peux m'en
abstraire que par une attitude de type schizophrénique. Reconnaîtra-t-on, enfin, qu'une
telle attitude est au fondement même de la scientificité habituelle en sciences humaine?
Gaston Bachelard, si prudent à l'égard de l'intuition, de l'analogie et de la phantasmatique
dans la science, reconnaissait, à propos des sciences de l'homme,
que "la sympathie est le fond de la méthode".Nos épistémologues contemporains qui s'appuient
tant sur l'auteur de "la psychanalyse du feu" devraient méditer sur l'ampleur de cette petite
phrase du célèbre philosophe des sciences. Etre impliqué, c'est être "jeté-là" dans la relation
humaine, et dans le Monde, qu'on le veuille ou non. En tant qu'être humain, je suis directement
concerné, certes par les agissements des membres de ma famille, mais également par ceux, plus
anonymes, des puissants qui nous gouvernent, souvent, par delà les mers. Que l'Union Carbide laisse
échapper un gaz mortel pour cause de petits profits en Inde et c'est la mort et la maladie pour
d'innombrables malheureux. Du micro au macro-système vivant, chaque élément y est impliqué, c'est-à-dire
à la fois relié inéluctablement et influencé par les autres éléments du système. La prise de conscience
écologique est la seule qui correspond à la grandeur tragique de notre temps. Mais il ne peut s'agir que
d'une écologie politique, supposant une sensibilité d'un nouveau type.
L'Analyse Institutionnelle, en débusquant la façon dont nous sommes impliqués par et dans "l'Etat-inconscient" au coeur même de notre vie quotidienne, contribue à l'émergence de cette nouvelle sensibilité, si développée déjà en Allemagne.

* Un autre mode de la notion d'implication correspond au fait de s'impliquer. Je ne suis pas seulement un être "jeté-là" dans le monde et les autres. Je suis également capable d'être lucide sur ma position sociale et m'y impliquer plus ou moins totalement, dans une perspective créative de moi-même et de mes rapports aux autres. Je m'implique en refusant d'être ce que d'aucuns voudraient que je sois pour favoriser leurs privilèges. Je m'implique en acceptant de prendre un risque bouleversant mon ordre établi, mon "institué", parce que cette implication m'apparaît comme étant un élément d'un système de valeurs supérieur à celui qui me rassure pour le moment. Je donne ici une connotation "existentialiste" au fait de s'impliquer. Il s'agit bien d'un choix libre en dernière instance, qui suppose ma responsabilité et mon engagement. Je ne nie pas pour autant les ressorts inconscients de la décision, qui restent sans cesse à explorer, mais dont on ne verra jamais la fin. Cette lucidité sur la dimension inconsciente de l'implication est nécessaire pour reconnaître la parole contestataire de l'autre, toujours susceptible de mettre à jour une face cachée de moi-même. L'Analyse Institutionnelle montre à quel point les institutions contemporaines ne permettent pas une véritable implication du sujet. Les institutions canalisent les tentatives d'implication et les retraduisent en fonction de leur logique propre, aidées par une kyrielle d'agents homogénéisés et homogénéisant à l'intérieur du système institué dans la méconnaissance de leur véritable fonction. Les firmes multinationales les plus cotées d'un point de vue technologique sont peut-être celles qui poussent le plus loin cette violence symbolique en utilisant l'économie libidinale de leurs agents ( demande d'amour, angoisse de morcellement, pulsions archaïques sadomasochistes, etc) dans un processus de renforcement du pouvoir de domination. Dans ce cas le sujet qui s'implique peut-être aussi bien l'individu le plus adapté que celui dont la parole et les actes deviennent les "analyseurs" les plus puissants et les plus dangereux pour l'institution.

* Enfin, troisième mode de la notion d'implication: Impliquer autrui par ma parole, mon action, mon comportement. Face dialectique complémentaire du premier mode "être impliqué". Je ne suis impliqué que parce que quelqu'un, ou une situation, "m'implique". De même, je ne peux m'impliquer sans immédiatement "impliquer" autrui: "Chaque rencontre nous disloque et nous recompose" écrit le poète Hugo von Hofmanstalh. Si, existentiellement, l'"implication est tout ce qui nous rattache à la vie"(Jacques Ardoino),alors on peut dire, avec le poète hongrois Attila Jozsef "J'ai vécu, et ce mal a fait plus d'un mort". La lucidité consiste peut-être à mieux savoir à quel point on ne cesse d'impliquer l'autre dans nos histoires de vie. Combien de Gouvernants sont capables d'une telle attitude? L'Analyse Institutionnelle aura à faire un travail soutenu pour permettre aux groupes-objets de sortir d'une implication non-consciente du fait d'autrui. Le groupe-sujet sera celui qui, analysant les trois modes de l'implication, saura les articuler en situation dans une visée de plus grande autonomie.

A partir de ces trois modes, l'implication comporte trois dimensions (psycho-affective, structuro-groupale et historico-existentielle), elles-mêmes soumises à la "transversalité" de trois plans de l'imaginaire (pulsionnel, social et sacral). "

Complexité :

Cette approche constitue ainsi une modalité de traitement de la complexité rencontrée dans les situations du développement ou de la recherche en sciences sociales car mettant en jeu notre relation au monde et à nous mêmes mais encore au social et au jeu d’interactions que ces confrontations dans la dialectique Moi-Société-Monde qui s’y produit et que les acteurs y produisent.

Gilbert Durand, pour sa part, a pu ainsi définir le trajet anthropologique dans la confrontation produite entre les intimations assimilatrices du milieu dans leur confrontation et les pulsions des sujets.

De ce point de vue l’approche transversale, laquelle suppose des méthodologies appropriées qu’il nous appartiendra de produire, est sans doute un des lieux de cette confrontation et de ses applications.

Parce qu’ambigüe, cette notion d’implication est donc emblématique d’une épistémologie venant contrer le positivisme qui entend séparer le sujet, chercheur ou acteur social, de son objet. Reconnaître et prendre en compte l’implication revient à appréhender les situations du développement de la recherche en sciences sociales par la complexité. Entée sur l’opacité de notre relation aux autres, au monde et à nous mêmes, cette notion nous permet d’échapper à la pensée déterministe qui va dans le sens d’une volonté de maîtrise rationnelle du monde donc également des autres. Pour reprendre les mots de Castoriadis, l’implication autorise au contraire à considérer l’être, y compris la société comme magmatique donc pourvue d’une capacité créatrice qui lui est propre.


http://membres.lycos.fr/imaginouest/newpage2.html

L'implication et la complexité c'est quoi au jus
29/04-2005 à 13:10merci pour tout ça m'a beaucoup aide mille fois merci......j'ai el moral a zéro ça fait deux moi que mes parents traverse une crise enorme mon pere cri pour un rien il provoke ma mere a chaque fois jai du mal a gerer tout ça et en plus j'ai du mal a suivre les cours je galere j'arrete pas de pleurer pour rien et jme di ke la vie rime a rien, et maintenant mon prof a contacter ki connais ma mere la telephone pour lui dire qu'il faudrait ptete que je me reoriente il di ke je suis nul ça matiere c'est le plus gros coefficient c'est la philo il m'a proposé un ultimatum il m'a donne une liste de 6 sujet mais je comprends rien chui pommee, je ne veux pas decevoir ma mere mais je crain ke c'est ce ki va arriver mon pere di ke je suis nul une bonne à rien il a peut-être pas tord je sais plus quoi faire je suis deseperee j'pense que la vie ne m'offre rien de bon et jen ai marre de tout...

  • Galeric
29/04-2005 à 14:08

je galere

et moi donc et ça fait 50 ans que ça dure.

que je me reoriente

En terminal L ? c'est peut être un peu tard ?

je comprends rien

Coupe la musique, aére pour évacuer la fumer, et quand tu verras le texte de la question, tu comprendras ce qui est écrit.

j'pense que la vie ne m'offre rien de bon

effectivement si on t'a laissé croire que chaque jour tu recevrais tout en cadeau, il y a un bug dans le programme.
La vie ne t'offrira rien d'autre que ce tu prendras dans ce qu'il y a de disponible.

une bonne à rien

ça pourrait être pire, j'en connais qui sont mauvais à tout.

Et pour t'aider à comprendre l'ÉCRIT, essaie d'écrire autrement qu'en texto, en respectant tes textes tu jetteras un oeil différent sur les textes des autres.

29/04-2005 à 14:25

ça pourrait être pire, j'en connais qui sont mauvais à tout.

[:o] [:o] image


----------
imageimage


Le post anonyme est désactivé.
Merci de vous identifier

« Forum bistrot (liste des messages)5 enregistrements / page 1/1