30/06-2005 à 00:59Bienvenue sur Memo, LLN1. Un premier contact un peu surprenant, mais connaissant bien la situation désastreuse de LLN, je suis de tout coeur avec toi.
J'ajouterai donc, à l'intention de nos amis de Memoclic, une courte

explication. Je n'ai pas étudié à LLN, j'y ai travaillé, j'ai beaucoup collaboré avec un professeur qui demandait plus à être ministre que recteur [°)] et les nombreuses visites sur le site ont montré au départ beaucoup de bonnes intentions et des moyens largement inadaptés.
1970, l'époque de la liberté, une ville artificielle occupée rien que par des étudiants (ou à peu près), des espaces pour s'exprimer, priorité à l'art, confiance dans notre future génération. Le week-end, ville coupe-gorge, puis peu à peu, dégradations volontaires, en plus des bâtiments qui se dégradaient d'eux-même.
Ce furent encore des fêtes estudiantines qui amenèrent leur lot d'exagération, des accidents, mortels parfois.
Enfin, un laisser aller, un manque de subside, un site qui reste vivable, mais sans tenir aucune de ses promesses.
Et maintenant, on semble vouloir mixer une ville "en ruine" avec de nouveaux projets. Pour quoi faire ? Faire croire que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Il est nécessaire de repenser complètement le site en fonction d'une situation bien différente de celle de 1970. Les esprits ont changé, les études ont changé, les rapports entre les études, la recherche, les étudiants et le corps professoral se sont complètement modifiées. Où sont les priorités du site ? réparties, sans doute, entre les intérêts de tous les acteurs.
Cacher plusieurs cancers sous une grande surface ne sert à rien. Une des plus prestigieuses Universités d'Europe mérite mieux que celà. Reconnaître un échec grandiose n'est pas répréhensible dans ce cas. Mais retarder l'échéance du couac est bien plus grave.
Reconnaissez donc, vous les personnes responsables d'une partie du site, que rien ne peut être modifié avant d'avoir revu, avec le même esprit et l'unité qui régnaient en 1970, la totalité de l'implantation de LLN.
Dans cette optique, LLN1, je réagis dans ton sens, et je suis prêt à apporter ma petite voix de citoyen, ou plus si possible.
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Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons (A. de Saint-Exupery) 