13/08-2005 à 17:43Si tu nous précisais qui tu es, dubois.denis, inscrit depuis le 6 août ...
Allons, c'est pas grave, puisqu'apparemment tout le monde le prend à la rigolade et semble ne pas être dupe.
En même temps, mine de rien, tout cet afflux récent de questions grammaticales apparemment sans queue ni tête m'ont fait triturer les méninges et réfléchir parfois à la logique et la sémantique de construction des phrases.
Faut prendre ça pour les "jeux de l'été" offerts en supplément à cette époque par tous les magazines (et même, me suis-je laissé dire, par Sarkozy en tournée).
Tiens, au fait, j'ai un scoop : Smint, kiki, lenvers, lendroit, dubois, denis, rosebonbon, cassebonbon, shen-, tralala, poumpou, zigzig, tagadan... c'est Sarkozy ! qui essaie, assez maladroitement, je dois dire, de faire du recrutement à tout-va pendant l'été.
Pour la phrase :
Personnellement, je dirais :
"quand j'étais petit, mes parents ONT acheté un vélo." >> dans ce cas, l'action est simultanée (ou du moins se déroule pendant le laps de temps où "j'étais petit". On peut en déduire donc, même sans autre indication que le vélo était pour moi.
Dans ce cas, le plus sûr indice pour le confirmer serait d'avoir :
"quand j'étais petit, mes parents M'ont acheté un vélo".
En revanche, avec le plus-que-parfait tel qu'utilisé dans l'exemple donné :
"Quand j'étais petit, mes parents avaient acheté un vélo",
on a tendance à attendre des points de suspension, car la phrase semble en attente ou du moins, annoncer une suite (sous forme de complément ou de proposition relative). Car elle pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponse.
Pourquoi ? A cause justement de la distorsion de temps entre imparfait (quand j'étais petit), et plus-que-parfait (mes parents avaient acheté...) qui semble suggérer qu'il n'y a pas de lien direct de cause à effet entre les deux membres de la phrase. Ce n'est pas une question de simultanéité (mes parents peuvent fort bien avoir acheté le vélo, alors que j'étais petit, et pas forcément avant ma naissance, en revanche, le "avaient acheté" prélude à une action ultérieure, qui, elle, sera en rapport plus direct avec le "quand j'étais petit". On attend donc (impatiemment la suite !)
Ce pourrait être :
"Quand j'étais petit, mes parents avaient acheté un vélo mais c'était un bicross et je voulais un VTT."
ou :
"Quand j'étais petit, mes parents avaient acheté un vélo par correspondance mais il n'a jamais été livré."
ou :
"Quand j'étais petit, mes parents avaient acheté un vélo lorsqu'ils sont brusquement partis avec (papa pédalant, maman sur le porte-bagages) et je ne les ai plus jamais revus. C'est bien triste.
Noter qu'avec cette phrase, on a en plus droit à l'accord du complément direct placé avant (LES ai revuS)qui a déjà fait naguère l'objet d'un topic passionnant.