01/03-2006 à 23:06le petit dernier avant qu'il soit sur mon site
bonne lecture
-----------------------------------------------------------------------------------------------------
La mer tume
Lundi, sur l'autoroute.
Dans 6 h, je serai au bord de la mer.
Ça fait un bout de temps que cela me trotte dans la tête. Tout le monde en parle : « les vacance à la mer, les vacance à la mer
»
Eh bien ça y est ! Je vais me les faire, ces vacances à la mer !
Bison futé n'est pas futé, il l'avait bien dit : « départ lundi, pas avant, c'est bouché ». Je l'ai écouté et
, ben c'est bouché quand même ! Mes 6 heures de parcours ce sont allongées en huit. Pas grave.
La mer, c'est tentant.
Mardi, sur le mur en bord de mer.
Alors c'est ça la mer ? Je l'avais déjà vu à la télé, en photo, mais jamais en vrai. La vache ! C'est impressionnant, cette grande étendue de flotte dont on ne voit pas le bout, ces grandes lames bleu vert qui viennent caresser la plage, comme si elle voulaient monter dessus, mais n'y arrivent jamais : j'avance, je recule, j'écume, je vague ! Toute la famille est déjà là-bas sur la plage et insiste pour que je les rejoigne. Mais non, j'ai du temps, alors je le prends pour m'en mettre plein les yeux, je ne veux pas envoyer toutes les fusées du feu d'artifice de plaisir, d'un seul coup. Demain, demain j'irai plus loin. Pour l'instant, moi, je reste là sur le mur, je regarde.
La mer, ça me fout le vertige.
Mercredi, sur la plage.
C'est chouette la plage, le sable c'est chaud. J'ai l'impression de marcher sur du coton. Ça s'enfonce entre mes doigts de pied, en me grattant gentiment. Mais doù peuvent venir tous ces petits cristaux ? C'est bien foutu la nature quand même ! C'est tellement fin que l'on n'arrive même pas à le prendre en main, plus on serre, plus ça s' échappe
c'est solide et ça file comme de l'eau, insaisissable et saisissant.
La mer, c'est beau.
Jeudi, sur la plage.
La vache ! Y en a du monde. Ce n'est pas le peuple que l'on a l'habitude de voir, à la télé, sur la plage. Ici pas de canons de la beauté qui offrent leur corps de rêve en pâture au soleil et aux regards de surfeurs musclés. Non, ici c'est surtout le repos du guerrier du quotidien. Les ventres sont fatigués et parfois zébrés de cicatrices respectables de l'amour ; les seins nous expliquent pourquoi on a inventé les soutien- gorges ; les hanches ont du mal à se cacher sous des maillots pourtant choisis pour cela. C'est de la mère de famille au repos, de la femme quoi. Le peu de minettes qui promènent leur corps de nymphette, innocentes tentatrices, comme le serait un pot de miel devant les yeux d'un diabétique, transforment leurs parents en caméléon regardant dans deux direction a la fois, un il sur leur progéniture, et l'autre sur ce qui leur tourne autour, des fois que
La mer, c'est sympa.
Vendredi, sur la plage.
Ma petite famille insiste pour que je me mette à l'eau. Tiens c'est vrai ça, je n'ai pas encore fait trempette. Demain, peut être. Aujourd'hui je suis invité, par un gamin que je ne connais pas, à faire une partie de volley : les jeunes contre les vieux qu'il me dit, et il manque un vieux. Je m'y colle. J'étais bon dans le temps à ce truc là. La vache ! La raclée qu'ont s'est prise ! Pas grave, j'ai passé un bon moment et je me suis fait des potes.
La mer, c'est chouette.
Samedi, dans la mer
Ca y est, j'ai fait trempette ! L'eau est douce, les vagues viennent me fouetter gentiment les reins pour me faire oublier les courbatures de la partie de volley. J'ai pris soin de me mettre loin des potes d'hier. Pour peu qu'ils me proposent une revanche, j'aurais pu y laisser ma santé
je suis là pour me reposer après tout, pas pour me flinguer la panse à taper dans un ballon qui ne m'a rien fait.
La mer, c'est fatiguant.
Dimanche, autour de la mer.
On va aller voir ailleurs comme c'est beau la mer, parce qu'ici bon, ça y est, j'en ai fait le tour : j'ai vu la mer, le sable, les baigneurs, les joueur de volley. Si on changeait un peu
pour changer.
Eh bien, c'est pas croyable ! Cinq kilomètres à droite ou cinq kilomètres à gauche, c'est pareil ! Bon, ça ne fait rien, on retourne à la plage.
La mer, c'est la mer.
Lundi, dans la mer.
Eh, c'est quoi ça ? La vache ! La mer, y a plein de bête dedans, des bêtes qui piquent en plus. J'ai un mollet en feu et, quand c'est pas des bêtes qui piquent dans la flotte, ce sont des petits cons qui piquent nos affaires sur le plage, pendant qu'on est dans le mer. Quand je vois tout ce qui trempe dedans, autour de moi, je finis par me demander si c'est vraiment sain, ce truc.
La mer, ça me fout la gerbe.
Mardi, sur la plage.
Les autres cons, avec leur volley, ils commencent vraiment à me faire chier à balancer leur ballon n'importe où. Déjà trois fois que je me ramasse une giclée de sable.
J'ai du sable partout. Qu'est ce que c'est que ce foutoir ? De plus, ça gratte sous le maillot, mon jus d'orange craque sous la dent, mon casse croûte ressemble à de la toile émeri. Fait chier ce sable, et puis on y paume plein de trucs ! C'est trop mou pour y laisser quoi que ce soit, mes clefs, mon briquet, madame son portable
passer l'après midi à jouer les têtes chercheurses, ça va 5 minutes.
La mer, ça commence à me courir.
Mercredi, sur le mur.
Y en a marre ! J'ai cru qu'en revenant au point de départ, là où j'en avais pris plein les yeux, ce serait mieux. Mais non, c'est pareil, le mer est pareille, la plage est pareille, les gens sont pareils et moi je suis pareil, je fais la gueule !
La mer, c'est emmerdant.
Jeudi, sur l'autoroute.
Bison futé est en vacances au bord de la mer : en 5 h je suis chez moi. A la grande surprise de mon abruti de voisin, une espèce de gros beauf à la Cebu que je déteste, avec qui, malgré tout, j'entretiens des relations hypocritement cordiales par souci de tranquillité et à qui j'ai demandé, gentiment, de virer son tas de taule qu'il avait garé devant mon garage, profitant de mon absence.
« Déjà de retour Mr Rabozor ? »
« Oui, des obligations de dernière minute mont obligé à raccourcir mes vacances. C'est dommage, c'était bien la mer, j'y retournerai. Quand je serai en retraite, j'achèterai une maison là-bas, c'est le paradis ».
J'espère qu'avec ça il aura envie d'y aller, à la mer !
Ça lui fera les pieds
.
RABOZOR toujours pas calmé
----------------------------------------------------------------------------------------------------
http://spiralbol.free.fr/RABOZOR/LAMERTUM.htm
Modifie par Modifié par spiralbol le 02/03
----------

http://spiralbol.free.fr
http://humeur.forum-actif.net/
WINBUNTU ou UBUNDOW j'ésite....