08/01-2007 à 02:54attention si joh passe par là :D
meuh non, meuh non... du reste, siteordo est plein de mp3 (bon, évidemment, de mes ziks à moi, et je constate que jusqu'ici, aucun Français n'a versé la moindre obole, alors que les étrangers le font bien plus couramment - paypal ou achat de disques. C'est donc plutôt une question culturelle plus que technique.
Quant aux DRM, je suis d'accord: ils ne résolvent rien, compliquent tout (surtout pour les gens honnêtes qui n'arrivent même plus à écouter un CD sur un autoradio, un ordi ou une chaîne un peu ancienne.
Le problème vient évidemment du fait que lorsqu'on "donne" à copier un fichier mp3 ou vidéo, on ne donne rien du tout : on croit l'avoir donné, mais on l'a toujours (puisqu'il se multiplie comme les petits pains), donc on n'a pas l'impression de l'avoir donné, et donc on n'a pas l'impression d'avoir lésé qui que ce soit.
Raison du reste pourquoi la métaphore (que j'employai naguère moi aussi) des croissants chez le boulanger ("avec le droit de copie, c'est comme si on pouvait s'approvisionner tout le mois en croissants chez le boulanger, après avoir payé une seule fois") n'est pas valide. Les croissants, eux (sauf chez les zélotes du petit jésus) ne se multiplient pas... et avec cette méthode, on léserait évidemment le boulanger.
Le problème (comme l'a souligné dans un de ses bouquins Jacques Attali) est bien que les oeuvres musicales, écrites, dessinées ou filmées deviennent immatérielles avec les techniques modernes de circulation et de reproduction.
Cela toutefois ne règle pas le problème de la rémunération des auteurs. Simplement, il faut (je l'admets volontiers) trouver d'autres moyens de rémunérer ces derniers.
J'ai toujours considéré que le droit de copie forfaitaire (par exemple sous forme d'un supplément à l'abonnement adsl) n'était pas une bonne méthode mais comme j'ai également toujours été contre les cryptages et autres DRM, je trouve que le moindre mal reste encore le pourcentage sur les supports vierges (y compris disques durs)...
ce montant est minime et ne grève pas outrageusement le prix. Et quand bien même il est payé par tous (y compris ceux qui, comme moi, utilisent leur ordi à tout autre chose que ripper, p2per ou graver...), la terre ne s'en arrêtera pas de tourner pour autant.
Je préfère cela et pouvoir écouter tranquillement mes CD.
En outre, ce droit est relativement proportionnel : une personne qui achète des CD et des DVD vierges pour graver de la zik ou des vidéos paiera indirectement une contribution qui sera proportionnelle au nombre de supports achetés... ce n'est pas idéal mais c'est mieux que rien.
(On retrouve l'équivalent de la taxe déjà instaurée sur les photocopieurs).
Reste le problème des musiques qui ne sont pas gravées mais qui se contentent de circuler sur l'internet, de serveur en serveur et de disque dur en disque dur.
Dans ce cas, on pourrait estimer que tant qu'elles restent "virtuelles", c'est-à-dire non matérialisées sur un support concret (disque externe, cd, dvd, cassette, lecteur mp3), elles n'ont pas besoin d'être soumises à taxe... en considérant que cette circulation est une information qui après tout fait une publicité pour l'artiste et peut promouvoir, à terme, la vente de ses disques et la fréquentation de ses concerts.
Après tout, pour filer une autre métaphore plus virtuelle celle-ci que celle du boulanger, lorsqu'on écoute la radio, on ne paie pas plus cher s'il y a plusieurs paires d'oreilles ou une seule derrière le poste...
(sauf dans les lieux publics, évidemment, où là, un autre mode de taxation intervient).