Copie privée: le vent tourne?

07/01-2007 à 12:07A voir sur l'excellent site d'Alternatives Economiques.

http://www.alternatives-economiques.fr/site/254_005_droitdauteur.html

Rappel: la revue se trouve en kiosque [:D]


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Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras



07/01-2007 à 15:26enfin, un peu de bon sens

Copie privée: le vent tourne?
07/01-2007 à 15:30image

Ben si on paye des taxes pour tout pour compenser la copie, on à le droit de copier et il n'on pas à poursuivre les copieurs puisque l'on paye.
N'acheter plus de CD ripper sur les radios en ligne et mettez sur CD, puisque vous avez payé la taxe pour copier [:D]
Faite avec Audacity ou autre, vous enregistrer pedant que vous "travailler" (je devrais pas employer ce mot [:D] ) puis après vous couper ce qui vous intéresse en mettant les morceaux dans un fichier avant de graver.



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07/01-2007 à 15:46.

Modifie par Modifié par jeanmy le 11/01/20


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07/01-2007 à 20:29image


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Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons (A. de Saint-Exupery) image


Copie privée: le vent tourne?
07/01-2007 à 21:23attention si joh passe par la :D
DRM, ces verrous techniques permettant de limiter la copie des œuvres

faut leur rappeler combien de fois que n'importe quelle prgramme ou clé peut etre contourné? pour la simple raison que c'est fait par l'homme... de plus en plus complexe je vous l'accorde mais quand meme...
je ne fait aps l'apologie ni encourage le cracking sous toutes ces formes juste rapeller que ca existe et existera toujours. (au fait la wii est tombée... autant qu'ils arretes avec leur verou et system de anti XXXX ca mene nul part.

08/01-2007 à 02:54

attention si joh passe par là :D


meuh non, meuh non... du reste, siteordo est plein de mp3 (bon, évidemment, de mes ziks à moi, et je constate que jusqu'ici, aucun Français n'a versé la moindre obole, alors que les étrangers le font bien plus couramment - paypal ou achat de disques. C'est donc plutôt une question culturelle plus que technique.

Quant aux DRM, je suis d'accord: ils ne résolvent rien, compliquent tout (surtout pour les gens honnêtes qui n'arrivent même plus à écouter un CD sur un autoradio, un ordi ou une chaîne un peu ancienne.

Le problème vient évidemment du fait que lorsqu'on "donne" à copier un fichier mp3 ou vidéo, on ne donne rien du tout : on croit l'avoir donné, mais on l'a toujours (puisqu'il se multiplie comme les petits pains), donc on n'a pas l'impression de l'avoir donné, et donc on n'a pas l'impression d'avoir lésé qui que ce soit.
Raison du reste pourquoi la métaphore (que j'employai naguère moi aussi) des croissants chez le boulanger ("avec le droit de copie, c'est comme si on pouvait s'approvisionner tout le mois en croissants chez le boulanger, après avoir payé une seule fois") n'est pas valide. Les croissants, eux (sauf chez les zélotes du petit jésus) ne se multiplient pas... et avec cette méthode, on léserait évidemment le boulanger.

Le problème (comme l'a souligné dans un de ses bouquins Jacques Attali) est bien que les oeuvres musicales, écrites, dessinées ou filmées deviennent immatérielles avec les techniques modernes de circulation et de reproduction.
Cela toutefois ne règle pas le problème de la rémunération des auteurs. Simplement, il faut (je l'admets volontiers) trouver d'autres moyens de rémunérer ces derniers.
J'ai toujours considéré que le droit de copie forfaitaire (par exemple sous forme d'un supplément à l'abonnement adsl) n'était pas une bonne méthode mais comme j'ai également toujours été contre les cryptages et autres DRM, je trouve que le moindre mal reste encore le pourcentage sur les supports vierges (y compris disques durs)...
ce montant est minime et ne grève pas outrageusement le prix. Et quand bien même il est payé par tous (y compris ceux qui, comme moi, utilisent leur ordi à tout autre chose que ripper, p2per ou graver...), la terre ne s'en arrêtera pas de tourner pour autant.
Je préfère cela et pouvoir écouter tranquillement mes CD.
En outre, ce droit est relativement proportionnel : une personne qui achète des CD et des DVD vierges pour graver de la zik ou des vidéos paiera indirectement une contribution qui sera proportionnelle au nombre de supports achetés... ce n'est pas idéal mais c'est mieux que rien.
(On retrouve l'équivalent de la taxe déjà instaurée sur les photocopieurs).

Reste le problème des musiques qui ne sont pas gravées mais qui se contentent de circuler sur l'internet, de serveur en serveur et de disque dur en disque dur.
Dans ce cas, on pourrait estimer que tant qu'elles restent "virtuelles", c'est-à-dire non matérialisées sur un support concret (disque externe, cd, dvd, cassette, lecteur mp3), elles n'ont pas besoin d'être soumises à taxe... en considérant que cette circulation est une information qui après tout fait une publicité pour l'artiste et peut promouvoir, à terme, la vente de ses disques et la fréquentation de ses concerts.

Après tout, pour filer une autre métaphore plus virtuelle celle-ci que celle du boulanger, lorsqu'on écoute la radio, on ne paie pas plus cher s'il y a plusieurs paires d'oreilles ou une seule derrière le poste...
(sauf dans les lieux publics, évidemment, où là, un autre mode de taxation intervient).

08/01-2007 à 17:23il existe autre chose (et entièrement légal bien entendu)
les artistes mettent eux-mêmes, leurs oeuvres en téléchargement gratuit et les internautes que nous sommes peuvent "investir" sur un artiste comme une maison de disque. tout le monde est gagnant (sauf les maisons de disques) :
- les artistes gagnent 50% des ommes investies sur eux
- les internautes peuvent écouter la musique gratuitement et la redistribuer. de plus il participe activement à la montée de l'artiste
- pas de taxe SACEM lors de diffusion radio, balloche, surboom, etc...

plus de détail sur http://www.peermajor.org


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Copie privée: le vent tourne?
08/01-2007 à 19:00Bonsoir,
Le probléme des taxes c'est que l'argent ne va pas forcément (toujours) aux intéressés.

Je crois me souvenir que la vignette automobile etait au départ prevue pour les "vieux". Depuis on a supprimer la vignette et par un petit coup de "canicule" on a eu une "journée de solidaritée" !!!

Alors ou sont passés les années de taxe vignette ??


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Le Temps est la seule chose que l'on peut dépenser mais pas économiser.


08/01-2007 à 20:38imaginons un site tel que napster a la grande époque
avec ces quelques millions de connections chaque jour
ne croyez vous pas que si ce site affichait de la publicite , ces pages de pub pourrait se monnayer trés chères et ainsi participer a la rémunération des artistes ????



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"Quand le monde entier te persécute , tu te dois de persécuter le monde entier"

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  • grolou
08/01-2007 à 22:20Ce n'est pas nouveau la taxation des supports. Déja les cassettes audio avaient fait pousser des cris d'écorchés vifs à la même industrie et la loi Lang de Juillet 1985 est venue fixer le montant des taxes sur les supports analogiques. Merci Jack Lang, humaniste pour qui nous sommes tous coupables par définition, à moins qu'il ait préféré faire plaisir à l'industrie qui aboyait au vol. Tasca n'a fait que poursuivre dans cette veine avec la taxe sur les supports numériques.
Libre à certains d'aimer se faire voler au travers de la taxe sur les supports numériques. Cette taxe est basée sur un principe simple, elle part du principe que tous les utilisateurs de supports numériques sont des voleurs. Puisqu'il est possible de mettre des films ou des chansons numérisées sur un disque dur il faut payer comme si on avait copié illégalement. Autrement dit nous sommes mis à l'amende à priori, coupables et innocents.
Avec les DRM la majorité UMP actuelle, merci Donnedieu de Vabres et Galouzeau de Villepin, nous a carrément passé à tous les menottes aux poignets.
Pour reprendre la métaphore fort juste des croissants, ce n'est pas parce qu'une personne rentre dans une boulangerie qu'il faut lui filer une amende ni la mettre en prison de façon automatique et arbitraire. D'autant qu'en l'occurence l'essentiel du produit de l'amende va dans la poche du minotier et pas du boulanger.

L'article donné en début du topic le rappelle, depuis 20 ans ce sont les droits des industriels et des producteurs qui ont été privilégiés, et les droits des autres ayant-droits et du public ont été baffoués.

Modifie par Modifié par grolou le 08/01/20


Copie privée: le vent tourne?
08/01-2007 à 22:45en considérant que cette circulation est une information qui après tout fait une publicité pour l'artiste et peut promouvoir, à terme, la vente de ses disques et la fréquentation de ses concerts.

il existe autre chose (et entièrement légal bien entendu)
les artistes mettent eux-mêmes, leurs oeuvres en téléchargement gratuit

oui ca c'est trés bient!!! j'ai connu 4 groupe de tech comme qui ont trés trés la motiv et qui ofnt du bon sont
a télécharger sur dogmazic.net
attention toute fois aux licences si vous voulez les réutiliser : les copyright left c'est le top sinon les creative commons mais yen a plein de type.
c'est pratique ca fait decouvrir de bon groupe et plaisir pour les site internet!
voilou

08/01-2007 à 23:19Bien plus triste : les Majors qui font la pluie et le beau temps dans le paysage audiovisuel ne se soucient pas le moins du monde d'un mot oublié depuis longtemps : la "qualité". Seul les rentrées financières comptent.

Donc, Starac' ou autres niaiseries. Mais une prise de risque, plus jamais, c'est trop dangereux. Les artistes, les vrais, sont donc obligés de mettre leurs oeuvres gratuitement sur la toile - et beaucoup le font avec fierté, espérant dans le futur recevoir une juste récompense à leurs efforts, mais refusant toute participation au "système établi".

Je crains que s'ils avaient vécu à notre époque, les Brel, Brassens, Aznavour, Julien Clerc et bien d'autres n'auraient jamais eu aucune chance d'être connus du public.

En revanche, je suis ébahi du succès des tubes d'autrefois. Hier, 25ième anniveraire de la mort de Joe Dassin, toute une après-midi spéciale sur la seconde chaîne. Emission très peu commerciale (ouf), pleine de nostalgie, nullement ringarde. Et pour un artiste qui aurait eu près de 70 ans, un succès toujours inexpliqué auprès de la jeune génération.

Ceci dit, je rejoint Johannis dans le domaine des livres, films, ou autres supports multimédia qui sous-entendent un risque financier de la part de l'auteur. Une réflexion de fond doit être menée pour éviter la faillite du système.

Mais cette réflexion n'a eu lieu que du bout des lèvres lors de l'émergence de la photocopieuse. Idem à l'apparition du VHS. Et maintenant, à l'heure du digital, de la reproduction sans perte de qualité, on voudrait récupérer dans la hâte, au mépris du consommateur honnête, 30 ans de 'non action' ...

Ca fait réfléchir [°)]


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Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons (A. de Saint-Exupery) image


  • Galeric
09/01-2007 à 00:39

les Brel, Brassens, Aznavour, Julien Clerc et bien d'autres n'auraient jamais eu aucune chance d'être connus du public.

S'ils n'avaient pas fait les premières parties d'autres plus connus à l'époque SUR SCENE, à une époque où même les plus connus ne roulaient pas sur l'or.

Qu'est-ce qui a changé ? L'artiste ou le public ?

Le businessman ou le client ?

Copie privée: le vent tourne?
09/01-2007 à 14:32

les artistes mettent eux-mêmes, leurs oeuvres en téléchargement gratuit



bien beau en théorie. Mais en pratique, (je le sais, je le fais et l'ai fait...), gérer une structure d'auto-édition (que ce soit dans le domaine du livre, de l'illustration, du design, du film ou de la zik, tous domaines que j'ai abordés) est une activité qui prend la tête (et l'agenda) à cent pour cent. Qui saoule grave, rapporte finalement peu et mobilise tellement de temps et d'énergie qu'on n'en a plus pour se consacrer à son activité artistique proprement dite.

Je préfère (malgré tous les inconvénients) déléguer ces tâches aux "professionnels de la profession" pour l'essentiel de ma production, quand bien même je suis conscient de leur laisser la plus grosse part du gâteau. Mais au moins, les miettes que je gagne (qui ne sont pas si négligeables que cela, il faut relativiser les choses par rapport au demi-smic de n'importe que CDD ou smic de caissière ou d'employé de banque), sont gagnées sans autre effort que celui (intellectuel) de ma création personnelle, et j'ai tout le temps pour ça. Les soucis d'intendance, je les laisse à mes éditeurs, merci : c'est leur boulot et ils le font (relativement) bien.

J'ai donc une d'autant plus profonde admiration pour les artistes comme Robert Fripp (créateur et compositeur guitariste de King Crimson, à la fin des années 60 et surtout depuis, éditeur de ses propres créations et de celles de nombre d'autres artistes et groupes, au sein de "Discipline Global Mobile"), qui sont capables de mener de front les deux tâches...
Rappelons que Discipline (DGM) édite quantité d'artistes (sur CD et DVD) en leur appliquant la même réglementation que celle du droit d'auteur littéraire en France : à savoir que l'éditeur-producteur (DGM en l'occurrence) ne gère que la CESSION des droits. Les artistes restent à toutes les phases du projet les seuls PROPRIETAIRES de leur oeuvre intellectuelle, musicale, graphique ou vidéo.

Alors que dans le domaine du disque, en particulier hors de France - mais les "majors" appliquent désormais la réglementation anglo-saxonne, identique à celle du film - , les droits sont VENDUS à la maison de disque (au producteur et à l'éditeur), les artistes (sur le modèle anglo-saxon) étant mis dans le même sac, qu'ils soient simples interprètes ou auteurs/compositeurs (*)



(*) Voir le procès (perdu) de Johnny contre Universal :
Rappelons les faits : Johnny, après avoir rompu au bout de 40 ans avec Philips devenu Universal, veut récupérer les matrices de ses diques anciens. Mais voilà, il est interprète, pas auteur-compositeur, donc n'a pas droit de regard sur son catalogue.
En revanche, aux Etats-Unis et plus généralement dans les pays anglo-saxons, les auteurs et compositeurs sont placés à la même enseigne : c'est ce qui explique qu'un MIchael Jackson ait pu racheter à Apple les droits d'exploitation (et de propriété !) de Lennon et McCartney sans que les ayants-droit n'aient eu leur mot à dire.
C'est ce qui explique aussi qu'en droit américain, un producteur détienne le "final cut" (droit de montage final) sur une oeuvre, qu'il s'agisse d'un album CD ou d'un film... et non les auteurs (compositeur ou metteur en scène).

Ce sont là toute uné série de détails et d'embrouilles que le pékin moyen ignore... mais qui ne l'empêche pas de pérorer d'importance sur la validité de telle ou telle méthode de gestion ou de répartition des droits. C'est hélas bien plus compliqué qu'il n'y paraît.
Du reste, beaucoup d''hommes politiques, journalistes, députés ou ministres n'en savent pas plus là-dessus (j'en eu souvent des exemples dans ma vie professionnelle et dans mes activités de syndicaliste et/ou de militant politique) et vont donc taper indiscernement, et selon les jours ou l'humeur, sur les pirates, les majors, la sacem, les grandes surfaces ou internet...

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