30/05-2007 à 23:36Génial Wiki, on y trouve de tout, par exemple :
"Le stalinisme et les Partis communistes nationaux fonctionnent comme lEglise catholique, à coup de dogme et de bulles que les « idiots utiles » (le mot est de Lénine) relayent."
« Sous un certain aspect important, le marxisme est une religion. A ses fidèles il offre, en premier lieu, un système des fins dernières qui donnent un sens à la vie et qui constituent des étalons de référence absolus pour apprécier les événements et les actions ; de plus, en second lieu, le marxisme fournit pour atteindre ces fins un guide qui implique un plan de salut et la révélation du mal dont doit être délivrée l'humanité ou une section élue de l'humanité. Nous pouvons préciser davantage : le socialisme marxiste appartient au groupe des religions qui promettent le paradis sur la terre. »
- Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, (1942)
« Cette restauration [d'un intégrisme marxiste après la déstalinisation] est l'oeuvre d'un philosophe et d'un théologien, non d'un économiste ou d'un sociologue. (...) En tant que membre de parti, Althusser doit, comme plusieurs générations de marxistes avant lui, prêter à Marx, en usant de citations bien choisies, ce qu'il veut dire lui-même. La méthode, celle des théologiens, consiste à choisir les textes tout en poussant l'audace jusqu'à
reconaître que Marx n'a pas pleinement compris lui-même sa pensée authentique, la portée de la révolution scientifique qu'il a inaugurée. » - Raymond Aron, « La lecture pseudo-structuraliste de Marx » (1967), I, dans Marxismes imaginaires.
Bibliographie locale. Raymond Aron: l'Opium des intellectuels - « Le fanatisme, la prudence et la foi » (1956) dans Marxismes imaginaires.
Mais surtout :
La théorie de Karl Marx a servi de base à lexercice dune domination par des dictatures à l'économie planifiée déclarant viser linstauration du communisme. (NDA : Marx parlait de socialisme)
* L'URSS (1922-1991)
En prenant le pouvoir en 1917, Lénine planifie l'élimination des "contre-révolutionnaires". En mars 1919, la révolte des ouvriers d'Astrakhan est écrasée dans le sang par l'armée rouge, et près de 5 000 personnes sont noyées en une semaine dans la Volga. Le "nettoyage" des derniers bastions anti-communistes de Crimée coûte la vie à 50 000 personnes. La politique de "décosaquisation" frappe entre 300 000 et 500 000 cosaques qui seront assassinés ou déportés. L'arrivée au pouvoir de Staline va généraliser les massacres de masse. En 1932 et 1933, 6 millions d'ukrainiens mourront de la famine d'Etat imposée par Moscou. La folie meurtrière frappe jusque dans les rangs du régime. 650 000 d'entre eux feront les frais des purges staliniennes. 720 000 exécutions d'opposants et 300 000 morts dans les camps. A la fin de la seconde guerre mondiale, les déportations ethniques feront des centaines de milliers de victimes, et si la mort de Staline en 1953 marque la fin des massacres à grande échelle, les déportations s'accélèrent pour atteindre un point culminant de 900 000 personnes envoyées au goulags au début des années 60.
* Le Bloc de l'Est (1945-1989)
De tous les pays de l'Europe de l'Est, la Pologne et la Yougoslavie ont payé le plus lourd tribut à l'arrivée des communistes au pouvoir. Le retour de l'Armée rouge en Pologne, début 1944, voit l'élimination par le NKVD des résistants polonais non communistes. Le stalinisme polonais se caractérisa par la suite par un fichage général de la population, des vagues d'arrestations massives et des milliers d'exécutions. La guerre de "libération" menée par Tito en Yougoslavie se chiffre quant à elle en centaines de milliers de cadavres. Outre l'élimination des résistants royalistes, nombre de croates et de slovènes furent massacrés en masse dans d'horribles conditions, après avoir été livrés aux titistes par les britanniques... On se souviendra aussi de la répression soviétique en Hongrie en 1956, ou à Prague en 1968, des régimes sanglants d'Honecker en Allemagne de l'Est et de ce symptomatique Mur qui en incarnait toute la faillite, de Ceausescu en Roumanie, des massacres d'après-guerre en Bulgarie, sans oublier l'Etat-goulag albanais du fanatique Enver Hoxha.
* La Corée du Nord (1946-?)
* La République Populaire de Chine (1949-?)
A partir de 1949 et jusqu'en 1957, intervient la plus sanglante vague de répression qu'ait lancée le PC chinois. Près de 5 millions de paysans chinois périssent, et 4 à 6 millions d'autres sont expédiés dans les sinistres "camps de rééducation politique", dits Laogai. L'épuration maoïste élimine 2 millions de contre-révolutionnaires entre 1949 et 1952. En 1955, la chasse aux opposants fait 770 000 victimes, pendants que 400 à 700 000 personnes sont déportées. Le "grand bon en avant", politique massive de collectivisation forcée, entraîne l'une des plus grandes catastrophes humanitaires : plus de 20 millions de chinois sont victimes de la famine. La « Révolution culturelle » chère à Mao finira de saigner à blanc le peuple chinois. En 10 ans (1966-1976), un million de personnes sont éliminées, victimes de la paranoïa du Grand Timonier. Au milieu des années 80, les laogaï comptaient encore 50 millions de prisonniers ! Aujourd'hui, la Chine, malgré une nécessaire libéralisation du régime (socialisme de marché) qui est proche du désaveu de la politique suivie jusque là, reste sous domination communiste, et continue de filtrer l'information (cf. affaire du Google.cn) tout en réprimant la contestation.
* La République de Cuba (1959-?)
* Le Chili sous la présidence de Salvador Allende, (1970-1973)
* La République socialiste du Viêt Nam (1973- ?)
Sur 20 000 français et viêtnamiens capturés lors de l'offensive de Dien Bien Phu, 9 000 miraculés survivront aux traitements inhumains des communistes vietminh. La répression du régime d'Ho Chi Minh n'épargnera ni les paysans (50 00 seront exécutés lors de la réforme agraire de 1954) ni les religieux systématiquement persécutés. Après la victoire communiste en 1975 contre les américains, 500 000 cadres et fonctionnaires sud-viêtnamiens sont envoyés dans des camps dont beaucoup ne reviendront pas.
* Le Cambodge des Khmers rouges, (1975-1979)
Le régime maoïste de Pol Pot a abouti à un génocide cauchemardesque. Déportation entière de la population de Phnom Penh, réduction en esclavage des citadins, épuration impitoyable des éléments pro-viêtnamiens et royalistes, massacre des cambodgiens jugés réfractaires au régime. Durant cinq ans, 2 millions de personnes sont exécutées, soit près d'un quart de la population khmère.
* La République populaire démocratique du Laos
Régime de parti unique, il a provoqué l'exil d'environ 300 000 personnes, soit 10% de la population, opprime l'ethnie Hmong, et est un pays les plus pauvre du monde à cause de son modèle économique fermé et passéiste.
* La République bolivarienne du Venezuela, sous la présidence d'Hugo Chávez (1998-?)
* La République de Bolivie, sous la présidence d'Evo Morales (2006-?)
* Afrique
Pendant la Guerre froide, le continent africain a été le champ d'expérimentation privilégié pour les marxistes africains formés dans les universités françaises et russes. Parmi les pays ayant payé les plus lourds tributs à cette marche forcée vers le communisme, l'Ethiopie. De l'assassinat de l'empereur Hailé Selassié en 1975 à la fin du règne du marxiste Mengistu en 1991, 30 millions de personnes sont déplacées, et plus de 300 000 périssent de famines ou sont exécutés par le régime. Au Mozambique, le départ des portugais en 1975 coïncide avec l'avènement d'une "démocratie populaire" et plonge le pays dans la guerre civile : 900 000 tués, 3 millions de personnes déplacées et 75% du territoire détruit. On notera pour mémoire le calvaire du Congo, de la Guinée et du Bénin, où trente ans de pouvoir communiste ont jetés des dizaines de milliers de personnes en prison pour délit d'opinion, ruiné les économies, et dans certains cas conduits à des massacres planifiés.
Après la Chute
Après la déroute spéctaculaire du modèle soviétique, et la gangrène prononcée du deuxième phare de la politique mondiale se soignant de l'horreur maoïste grâce à de fortes de doses de libéralisation économique, les marxistes ont le choix entre:
1) refuser l'héritage, apostasier et essayer de s'allier à la social-démocratie (qui elle-même essaye de se raccrocher au libéralisme). Peu le font.
2) pratiquer la fuite, y croire encore en opérant une dissociation terminologique entre « capitalisme d'Etat » et communisme, expliquant que nous avons connu l'un et pas l'autre, encore à venir, toujours à venir, mais comment ? Les voies du communisme sont impénétrables même après la lecture matérial-historique de Marx, et que là où Lénine, Staline, Castro et autres n'ont pas réussi de nouveaux réussiront... L'alter-mondialisme inconséquent et déjà déchiré, est-il le nouveau phare marxiste du XXIe siècle, ou une nième comète qui ne saura que s'écraser dans le vide ?
3) dénigrer le libéralisme, boite de Pandore de tous les penseurs en mal de raisonnement (Vivianne Forrester), et ne se proposer que comme posture morale bien incapable de donner un programme réaliste, trouver des excuses géopolitiques (évidemment la Suisse, Andorre, le Luxembourg, etc. avaient bien plus d'atouts que l'URSS, le bloc de l'Est et la Chine !), imputer ceci au stade de développement (armée d'une si bonne théorie, ne fallait-il pas attendre, alors ? Choisir un autre pays ? Laisser le capitalisme s'effondrer ?), dénoncer des complots (bien sûr le KGB n'a jamais existé face à la CIA, l'instrumentation des petits pays n'a été le fait que d'un seul bloc, et dans la lutte que se sont livrés l'URSS et les USA, il n'y a rien à tirer de la chute de l'un et de la survie tel quel de l'autre...)
La violence et le mépris de la vie individuelle sacrifiée sur l'autel de la Cause, se manifeste encore dans l'activité des organisations terroristes d'inspiration socialistes qui sévissent:
* en Europe :
Durant ce qu'on a appelé les « années de plomb », de nombreux groupuscules ont repris l'idéologie de la « propagande par le fait » prônée par certains militants anarchistes de gauche, lors des deux dernières décennies du XXe siècle: Action Directe en France, la Fraction Armée Rouge ou (« bande à Baader ») en RFA, les Brigades Rouges en Italie, Devrimci Sol en Turquie, 17-Novembre en Grèce, les Cellules communistes combattantes en Belgique, Euskadi ta askatazuna|ETA au Pays Basque.
Aujourdhui, des partis trotskistes comme la LCR ou LO nhésitent pas à prôner une coercition despotique (interdiction de licencier, par exemple) pouvant aller jusquà la violence armée en cas de besoin (lon nimagine pas comment ils pourraient sen passer en cas de prise de pouvoir).
* en Amérique du Sud: les FARC en Colombie (1964-?).
* en Asie: Sekigunha au Japon (faction armée rouge japonaise).
Source WIKI :
http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=MarxismeModifie par Modifié par Galeric le 30/05/2