07/10-2007 à 18:23La syntaxe est extrêmement étrange
moins la syntaxe que le vocabulaire. Mais c'est passionnant (raison pour laquelle j'en ai fait un des thèmes de la Forteresse de métal... je me passionne pour l'héraldique depuis l'âge de 7 ou 8 ans - passion héritée de mon père qui faillit faire l'école des chartres et avait une bibliothèque amplement garnie d'armoriaux et autres vieux manuscrits.
Le blason de pidic se "traduit" ainsi :
fond jaune (or, et l'on commence toujours par blasonner depuis le fond en rajoutant à mesure les partitions, puis brisures, meubles, puis ornements), avec donc, au milieu de l'écu, une porte de ville (là, c'est explicite), de la même couleur, mais avec un liseré noir (sable=noir en héraldique, il s'agit du sable vitrifié que l'on cuit pour faire le verre) : liseré obligatoire puisqu'il faut bien démarquer le motif du fond (penser à la construction d'un écu comme un tissu ou un vitrail, en cousant ou en incrustant les motifs..., d'où l'interdiction de "métal" sur "métal" (or et argent) ou "émail" sur "émail" : une couleur doit être donc toujours séparée par un métal et inversement. (*).
on continue : la porte est posée sur un socle également noir et s'y appuient pour l'encadrer (accosté) de part et d'autre de deux lions (debout, en héraldique, l'animal est un lion, passant (c'est à dire à quatre pattes, c'est un léopard - cf les armes britanniques ou normandes), se faisant face (affronté, sinon, ils seraient adossés), lions noirs aussi (de sable).
(*) sauf le cas des armes dites "à enquerres" (enquerre = recherche, enquête, donc armes "énigmatiques") comme celles de la papauté où les clés et la mitre d'or sont sur un fond d'argent (voir le drapeau actuel, or et argent, jaune et blanc, du Vatican)