Présentation de Glyfer et interview du fondateur

Découvrez Glyfer, un service en ligne gratuit qui vous permettra de communiquer avec des images ou comment tenir une discussion sans écrire un seul mot…

On ne le dira jamais assez, rien de vaut une bonne image pour exprimer ce que l’on ressent et transmettre une idée, un sentiment à une tierce personne.

Glyfer se positionne parfaitement sur ce créneau si porteur qu’est la communication visuelle. Le service est en version beta.

C’est quoi Glyfer ?

Le service en ligne gratuit Glyfer vous offre tous les outils nécessaires pour communiquer avec des photos. Idéal si vous souhaitez parler efficacement avec vos amis, ou si vous voulez échanger simplement avec une personne ne parlant pas la même langue que vous.

À disposition, des images issues ou inspirées de films, des panoramas, des personnages célèbres, des animaux, des dessins, des clichés de sportifs en pleine action… Et si vous ne trouvez pas image à votre idée, libre à vous d’importer vos propres visuels à partir de fichiers ou via des URLs.

Glyfer recense quelques centaines d’éléments aux messages explicites et vous permet de les partager rapidement. Pas de doute, vous devriez facilement trouver de quoi vous exprimer.

Glyfer : l'interface

Le service se positionne aussi sur le créneau social avec un système de profil recensant les images publiées par vos amis. Un coup d’œil sur leurs fiches devrait donc vous aider à en savoir un peu plus sur eux.

Glyfer : plus qu’une simple banque d’images

N’imaginez pas une seconde que le service se positionne comme un simple moteur de recherche d’images – même s’il le permet, Glyfer se singularise surtout par ses options de partage.

Un simple clic sur un cliché référencé chez Glyfer vous donne l‘étendue des possibilités qui vous sont offertes. Partage sur les principaux réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter ou Google+, et envoi direct à une personne de son choix. De quoi tenir une conversation sans écrire un seul mot mais simplement par envoi d’images.

De plus, quelques métriques sur la popularité de l’image sont à disposition pour juger de la pertinence de votre envoi… ou pas.

Voici quelques exemples d’images proposées par Glyfer…

Chargement du diaporama en cours…

Verdict

Cet outil n’est pas sans nous rappeler l’application Dubmash qui permet de partager des séquences de vidéos issues de films célèbres. On lui souhaite en tous cas le même buzz dont l’appli a bénéficié lors de son lancement, car l’idée est séduisante.

On regrettera toutefois l’absence d’une version française et de déclinaisons mobiles. De même que l’impossibilité d’envoyer des glyfs privés (une fonctionnalité visiblement en cours de développement).

À suivre…

Interview du fondateur, Alexandre Prinet

Bonjour, pourriez-vous nous décrire votre parcours ?

Bonjour ! Issu d’une école de commerce (l’ESSCA) j’y ai fait un master II Webmarketing. Après une expérience aux Etats-Unis dans une agence de marketing digital, j’ai décidé de travailler pour mon compte et suis aujourd’hui consultant/formateur en freelance sur des sujets tels que le Community Management ou Wordpress. Cela me permet de consacrer depuis plusieurs années une bonne partie de mon temps à Glyfer avec mes deux associés, respectivement issus d’une école d’informatique (ESGI) et de commerce (EM Lyon).

Si vous deviez nous résumer Glyfer en une phrase, quelle serait-elle ?

« Un réseau social où l’on ne communique qu’à travers l’image »... Mais ce serait réducteur ! A mes yeux Glyfer pourrait être bien plus que cela. L’expression « à travers l’image » a toujours été dans nos mœurs : les peintures de Lascaux, les hiéroglyphes, les enluminures… mais aujourd’hui à part les émoticones/emojiis, cette forme d’expression n’est pas utilisée à sa juste valeur. On voit l’image, la photo comme une illustration, comme un élément accompagnant le texte. Mais en parallèle tout le monde s’accorde pour dire qu’un « bon schéma vaut mieux qu’on long discours », le fameux « a picture is worth a thousand words » en anglais. Glyfer veut s’affranchir des barrières de langue, et veut redonner à l’image une place au premier rang dans la communication. C’est une chose troublante dans un premier temps, nous qui nous sommes habitués à mettre des descriptions partout, mais comme tout nouvelle forme d’expression il suffit de s’y adapter pour ensuite l’adopter. Prenez Twitter par exemple, au début on ne pensait pas possible d’exprimer un message en 140 caractères. Les gens n’y croyaient pas. On ne croyait pas non plus aux SMS, « pourquoi envoyer un message texte alors que je peux appeler la personne ? ».

D’où vous est venue l’idée de Glyfer ?

Le projet tel qu’il est aujourd’hui est le fruit de nombreuses évolutions. Cela fait environ cinq ans que nous travaillons dessus. A l’origine nous voulions créer une sorte de tableau gigantesque sur lequel chacun viendrait coller une image, et chaque année le tableau serait réinitialisé pour laisser place à un nouvel espace vierge. C’était une idée issue de ces capsules temporelles que l’on enfouit dans le sol pour les retrouver plusieurs années après. De fil en aiguille, nous avons voulu donner plus de poids à l’image, au message porté, puis c’est devenu le fer de lance de notre projet. S’est greffé ensuite la volonté d’interactions sociales, et très vite Glyfer a pris forme. Le point décisif dans la transition a été la mise en place de notre navigation à 360°. On s’est inspiré de films de science- fiction et du jeu vidéo pour créer quelque chose d’intuitif, unique et pratique.

Quel public souhaitez-vous séduire ?

Un public déjà friand d’outils tels que Twitter, Reddit ou Pinterest… Un public qui serait ouvert à l’innovation, et pas trop regardant sur les quelques petites difficultés techniques du début. Cela ne manque pas outre-Atlantique ! Idéalement nous aimerions séduire un public international, avoir des utilisateurs aux quatre coins du monde pour confronter les cultures… Glyfer s’affranchit de la
barrière linguistique puisque la communication se veut uniquement visuelle : c’est une formidable opportunité pour créer un dialogue entre des pays éloignés, aux mœurs et expressions bien distinctes. Le marché français constitue un challenge très sympathique, il va nous falloir séduire les « early adopters », les avant-gardistes !

Quelles évolutions attendre du service ?

Nos deux priorités principales sont le responsive et la messagerie. La navigation originale de la plateforme sera bientôt disponible sur mobile/tablette. Nous travaillons dessus pour offrir la même expérience d’utilisation que sur l’ordinateur. La messagerie est aussi un des points phares à venir, il s’agit tout simplement de pouvoir envoyer des glyfs à une personne en privé. Toujours sans texte : une discussion par l’image, l’émotion et le ressentit. Passé ces deux points importants, il y a de nombreuses améliorations à apporter à Glyfer, nous n’en sommes qu’au tout début. La partie sociale sera beaucoup plus sophistiquée, il sera possible de s’abonner à des influenceurs, partager du contenu viral avec une sorte de « re-glyf », un éditeur d’image en ligne plus sophistiqué, une forme de « groupes », une implémentation plus avancée de gamification… Beaucoup de choses sont prévues ! Les idées ne manquent pas. L’envie non plus ! Ce qui vient de sortir est une bêta, elle a pour but de sensibiliser les gens à notre concept de communication par l’image, de récupérer des feedbacks pour affiner nos idées et objectifs. Nous sommes encore loin du site de nos rêves ! Mais cela viendra. Chaque chose en son temps.

Publié Le 22/05/2015 à 10:14 par



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