eMule Paradise dans le box des accusés

Après 2 reports, le procès de Vincent Valade, le fondateur de eMule Paradise, ouvre ses portes aujourd'hui au Tribunal Correctionnel de Paris. En face de lui, de grosses écuries comme Universal, Galatée Films, Pathé Renn ou l’humoriste Jean-Yves Lafesse.

Alors que la machine Hadopi est en rodage et livre ses premiers bilans, alors que cette Haute Autorité dont l’objectif est de lutter contre le téléchargement illégal semble montrer ses premières limites (référence à son impuissance face à des systèmes de téléchargements de type MegaUpload), le procès du créateur de eMule Paradise s’ouvre aujourd’hui à Paris.

C’est donc au tribunal correctionnel de Paris que se tiendra aujourd’hui et pour 3 jours le procès de Vincent Valade, celui qui a fondé eMule Paradise, un site de téléchargement illégal offrant aux internautes plus de 7000 films. Pour être tout à fait précis, eMule Paradise a proposé 7113 films entre l’année 2005 et l’année 2006. Avec près de 300.000 visiteurs par jour, Vincent Valade a vu ses revenus publicitaires monter en flèche. Certains estiment sa rémunération durant cette période s‘élever autour des 416.000 euros.

proces emule paradise

Reporté à deur reprises (en mars 2010 puis en septembre 2010) notamment pour empêchement personnel de Vincent Valade, ce dernier ne devrait toutefois pas échapper à l’examen de l’affaire par le Tribunal correctionnel de Paris. Et les faits ainsi que les parties en présence n’ont pas changé depuis ces reports successifs.

Outre le fait d’avoir proposé le téléchargement de ces 7000 films, il est reproché à Vincent Valade d’avoir tenté de couvrir et d’héberger ces rémunérations publicitaires en ouvrant des comptes bancaires à Chypre et au Belize. En plus de mettre à l’abri ses propres revenus, c’est sa propre personne qu’il a souhaité également préserver en faisant la demande de nationalité luxembourgeoise.

A l’accusation, on trouve de gros acteurs du monde numérique et artistique à l’instar de Universal, Galatée Films, Pathé Renn ou encore l’humoriste Jean-Yves Lafesse. Sur le banc des accusés il y a bien sûr Vincent Valade, mais également la régie publicitaire Net Avenir qui le payait. Vincent Valade n’hébergeait pas les fichiers des films proposés sur eMule Paradise, il y a donc fort à parier que sa stratégie de défense se basera sur cet état de fait.

Publié Le 31/01/2011 à 11:02 par



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