Deborah Kerr est décédée

MKIII MKIII
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Envoyé le 21/10/2007 à 12:07


On avait oublié d'en parler sur memo.Cette immense actrice mérite pourtant un dernier hommage [;(]


Deborah Kerr, décédée mardi à l'âge de 86 ans, fut une star d'Hollywood dans les années 50 et 60, marquant les esprits autant par sa froideur que par sa douceur.

De cette tension est née sans doute le succès d'une actrice qui travailla pour de nombreux monstres sacrés du cinéma et sut plaire à un public tant masculin que féminin.

L'actrice britannique, qui souffrait de la maladie de Parkinson, vivait en Suisse. Mais elle était récemment retournée en Angleterre pour se rapprocher de sa famille.

A six reprises, elle avait été sélectionnée pour l'oscar de la meilleure actrice, notamment pour ses deux rôles les plus célèbres, "Tant qu'il y aura des hommes" de Fred Zinemmann avec Burt Lancaster (1953) et "Le roi et moi" de Walter Lang, avec Yul Brynner (1956).

En 1994, elle avait reçu un prix spécial pour l'ensemble de son œuvre de l'Académie des Oscars qui avait salué une comédienne "d'une grâce et d'une beauté impeccables dont la carrière a été marquée par la perfection, la maîtrise de soi et l'élégance".
Deborah Kerr ne voulait pas être qu'un faire-valoir des héros masculins

Née le 30 septembre 1921 à Helensburgh (Ecosse), Deborah Jane Kerr-Trimer débute par la danse puis dans de petits rôles en Angleterre avant de conquérir Hollywood où elle sert au début de faire-valoir aux héros masculins dans plusieurs films d'aventure.

Lasse de jouer les femmes soumises, elle insiste auprès de la Columbia pour passer les essais de "Tant qu'il y aura des hommes": elle remporte le rôle in extremis après le désistement de Joan Crawford. Sa scène d'amour avec Burt Lancaster sur une plage de sable à marée montante demeure l'un des symboles de la romance cinématographique.
Deborah Kerr, une beauté froide et douce

D'une beauté froide et distinguée, dotée d'une diction très travaillée, elle travaille ensuite sous la direction de metteurs en scène qui mettent en avant son élégance et son intelligence. Elle va notamment incarner des femmes en proie à des adultères tourmentés, des passions compliquées et tout en nuances, des conflits psychologiques sans issue. En dépit de ce genre de rôles, elle gardera une immuable douceur maternelle.

Elle s'est mariée en 1945 à Anthony Bartley, un militaire avec qui elle a eu deux filles. Le couple a divorcé en 1959. Deborah Kerr a épousé l'écrivain Peter Viertel en 1960. Egalement femme de théâtre, elle avait été nommée Commandeur de l'Empire britannique (CBE) par la reine Elizabeth II en 1998.


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Parmi ses nombreux films, on peut citer :

* "Marchands d'illusion" (1947) de Jack Conway avec Clark Gable.

* "Les Mines du roi Salomon" (1950) de Compton Bennett avec Stewart Granger.

* "Jules César" (1953) de Joseph Mankiewicz avec Marlon Brando.

* "La Reine vierge" (1953) de Fred Zinnemann avec Jean Simmons.

* "La Nuit de l'iguane" (1964)) de John Huston avec Richard Burton et Ava Gardner.

* "L'Arrangement" (1969) d'Elia Kazan avec Kirk Douglas et Faye Dunaway.

Filmographie complète:
www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=1148.html
Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue.

johannis johannis
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Envoyé le 21/10/2007 à 12:37


ah, le baiser mouillé et interminable de \"Tant qu\'il y aura...\"
(incidemment, anecdote de traducteur : j\'ai déjà trouvé cité dans un bouquin (sur le cinéma, en plus !) le film sous son titre anglais : \"D\'ici à l\'éternité\"... (\"From here to Eternity\" en VO) !

singleton singleton
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Envoyé le 21/10/2007 à 13:32


ah, le baiser mouillé et interminable de \"Tant qu\'il y aura...\"



Pour la petite histoire,la fameuse scène du baiser sur la plage avec Burt a d\'abord été largement amputée par la censure française..on était en 1953.. [°)]

C\'est comme ça que je l\'ai vue en province vers 55-56(il fallait ce temps pour faire le voyage.. [;)] )

...Aujourd\'hui elle passe sans problème au couvent des oiseaux..

Ya de quoi rire.. [;)]

P.S:faut pas s\'étonner si nous sommes une génération de frustrés.. [:o]
"On ne devrait jamais quitter Montauban"..
MKIII MKIII
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Envoyé le 21/10/2007 à 13:41


La fameuse scène du baiser,à la demande générale [:)(] :

www.weshow.com/fr/p/11024/le_baiser_sur_la_plage_de_tant_quil_y_aura_des_hommes_audio_en_anglais
Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue.

patrizia patrizia
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Envoyé le 21/10/2007 à 15:21


sencuré ? même pour l \'époque y avais rien de chocant si? [:D]
* grolou
Anonyme
Envoyé le 21/10/2007 à 15:26

son titre anglais : \"D\'ici à l\'éternité\"... (\"From here to Eternity\" en VO)



To the legion of the lost ones, to the cohort of the damned,
To my brethren in their sorrow overseas,
Sings a gentleman of England cleanly bred, machinely crammed,
And a trooper of the Empress, if you please.
Yea, a trooper of the forces who has run his own six horses,
And faith he went the pace and went it blind,
And the world was more than kin while he held the ready tin,
But to-day the Sergeant\'s something less than kind.
We\'re poor little lambs who\'ve lost our way,
Baa! Baa! Baa!
We\'re little black sheep who\'ve gone astray,
Baa--aa--aa!
Gentlemen-rankers out on the spree,
Damned from here to Eternity,
God ha\' mercy on such as we,
Baa! Yah! Bah!

Oh, it\'s sweet to sweat through stables, sweet to empty kitchen slops,
And it\'s sweet to hear the tales the troopers tell,
To dance with blowzy housemaids at the regimental hops
And thrash the cad who says you waltz too well.
Yes, it makes you cock-a-hoop to be \"Rider\" to your troop,
And branded with a blasted worsted spur,
When you envy, O how keenly, one poor Tommy being cleanly
Who blacks your boots and sometimes calls you \"Sir\".

If the home we never write to, and the oaths we never keep,
And all we know most distant and most dear,
Across the snoring barrack-room return to break our sleep,
Can you blame us if we soak ourselves in beer?
When the drunken comrade mutters and the great guard-lantern gutters
And the horror of our fall is written plain,
Every secret, self-revealing on the aching white-washed ceiling,
Do you wonder that we drug ourselves from pain?

We have done with Hope and Honour, we are lost to Love and Truth,
We are dropping down the ladder rung by rung,
And the measure of our torment is the measure of our youth.
God help us, for we knew the worst too young!
Our shame is clean repentance for the crime that brought the sentence,
Our pride it is to know no spur of pride,
And the Curse of Reuben holds us till an alien turf enfolds us
And we die, and none can tell Them where we died.
We\'re poor little lambs who\'ve lost our way,
Baa! Baa! Baa!
We\'re little black sheep who\'ve gone astray,
Baa--aa--aa!
Gentlemen-rankers out on the spree,
Damned from here to Eternity,
God ha\' mercy on such as we,
Baa! Yah! Bah!


Rudyard Kipling / Gentlemen-Rankers

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