Furtifs moments de poésie

mic69300 mic69300
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Envoyé le 06/04/2008 à 16:42


Bonjour à tous

Un peu de poésie dans un monde de brutes

Découvert sur www.laguerredesmots.com
une poésie d\'Arnaud Vincenz publiée le 1er avril

IVRESSE MATUTINALE
A l\'aube de tes yeux où mon amour s\'éveille
La couleur de mon coeur s\'illumine pareille
Au poudroiement doré d\'une écharpe divine
Boréale clarté qui en moi se dessine.

A l\'aube de tes yeux mon âme s\'ensoleille
Vibrante du désir de ta lippe vermeille
Pétales géminés, qu\'un rai de jour satine...
J\'y cueille des baisers de miel, que je butine

Et tes profonds soupirs caressent mon oreille
Et mes doigts longs et fins sur ton corps, ô merveille
Effleurent tendrement ta gorge colombine
Essaimant vers tes vals, tes riantes collines

A l\'aube de...
Chuuut...!





gege 76 gege 76
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Bonjour,

mic , un vrai poete. [8D]
donner sans rien recevoir
jalil jalil
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Envoyé le 17/04/2008 à 22:16


Bonjour,c est vraiment chouette la poesie.bien



jalil jalil
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Envoyé le 17/04/2008 à 22:19


Bonjour,continue;



perle des mers perle des mers
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jllg jllg
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Envoyé le 17/04/2008 à 23:17


Bonjour,

L\'Éternelle Chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s\'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d\'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois jadis j\'ai pu dire : \"Je t\'aime!\"
Alors avec grand soin nous le recompterons:
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d\'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d\'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t\'aime davantage,
Aujourd\'hui plus qu\'hier et bien moins que demain,
Qu\'importeront alors les rides du visage?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.

Songe que tous les jours des souvenirs s\'entassent;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens:
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d\'autres liens.

C\'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l\'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t\'aime davantage,
Aujourd\'hui plus qu\'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur:
Retenir, s\'il se peut, l\'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.

J\'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours:
Je serai riche alors d\'une richesse rare:
J\'aurai gardé tout l\'or de mes jeunes amours!

Ainsi de ce passé de bonheur qui s\'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J\'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s\'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d\'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d\'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

- Rosemonde Gérard -

www.poesieetcitationsdamour.com/

mic69300 mic69300
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Envoyé le 18/04/2008 à 13:10 Modifié par mic69300 le 18/04/2008 à 13:11


Bonjour,
(+) (+) (+)

Cela m\'a fait penser au sonnet pour Hélène de Ronsard.(Amours 1560)

\" Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers et et vous esmerveillant:
<<Ronsard me célébroit du temps que j\'estais belle>>

\" Lors vous n\'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui, au bruit de Ronsard,ne s\'aille réveillant,
Benissant votre nom de louange immortelle.

\" Je seray sous la terre, et, fantosme sans os,
Par les ombres myrteux je prendray mon repos;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et vostre fier desdain.

\"Vivez, si m\'en croyez,n\'attendez à demain;
Cueillez dez aujourd\'hui les roses de la vie.\"



MISS114 MISS114
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Envoyé le 18/04/2008 à 13:59


Bonjour,

Joli (+)
Guillemette Memo + La Fauvette + Mamietitine
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Bonjour,

L\'amour c\'est une poésie au début de l\'amour
et à la fin... Le milieu c\'est la réalité [:D]
-----------------------
Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D\'une femme inconnue, et que j\'aime, et qui m\'aime,
Et qui n\'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m\'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d\'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l\'ignore.
Son nom? Je me souviens qu\'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L\'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine




touche moi pas tu m'salis
jllg jllg
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Envoyé le 18/04/2008 à 23:00


Bonjour,

La roue est la plus belle découverte de l\'homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur l\'essieu de ton cou quand
tu pleures
mais vous minutes n \'enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l\'art de souffrir aiguisé comme des moignons d\'arbre par les
couteaux de l\'hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d\'un lac
et qui renaît au jour de l\'herbe et de l\'année
germe

Aimé Césaire (1913-2008 )

Ecoutez le monde blanc
horriblement las de son effort immense
ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
ses raideurs d\'acier bleu transperçant la chair mystique
écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

Aimé Césaire (1913-2008 )

Prophétie


où l\'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois


là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux



là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d\'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l\'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l\'arc-en-ciel de ma parole est chargé d\'unir demain
à l\'espoir et l\'infant à la reine,


d\'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d\'avoir gémi dans le désert
d\'avoir crié vers mes gardiens
d\'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes


je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s\'ouvre d\'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l\'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.

Aimé Césaire

Adieu au Poète

* maittia
Anonyme
Envoyé le 18/04/2008 à 23:12 Modifié par maittia le 18/04/2008 à 23:13:

Bonjour,

Au coeur de la nuit je veux m\'entretenir avec l\'ange
Lui demander s\'il reconnaît mes yeux.
S\'il demandait soudain : vois-tu l\'Eden ?
il me faudrait lui dire alors :l\'Eden est en feu

Je veux élever ma bouche jusqu\'à lui,
insensible comme celui qui ne désire rien.
Et si l\'ange parlait ainsi : que pressens-tu de la vie ?
il me faudrait dire alors, : la vie consume

S\'il trouvait en moi cette joie
qui devient éternelle en son esprit,-
et qu\'il la prît, l\'élevât dans ses mains,
il me faudrait dire alors : la joie est folie

Rainer Maria Rilke (Poèmes à la nuit)

riviera.beach riviera.beach
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Envoyé le 19/04/2008 à 13:27


Pourquoi as-tu modifié ce poème ? Maittia.

Il n\'est de si belles roses Qui ne deviennent gratte-culs
* maittia
Anonyme
Envoyé le 19/04/2008 à 14:09

Bonjour,
Je souhaitais poster une photo du poète Aimé Césaire, suite au post de JLLG, et je n\'ai pas réussi.

\"riviera.beach\"
Je trouvais que d\'avoir posté celui de Rilke à la suite avait été un peu précipité, comme par un manque d\'Attention et de Respect,de ma part.

riviera.beach riviera.beach
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Envoyé le 19/04/2008 à 17:15


j\'ai particulèrement apprécié celui de Rosemonde Gérard (+)
Je le lierai à mes résidentes de la maison de retraite à laquelle je suis attaché.

Il n\'est de si belles roses Qui ne deviennent gratte-culs
jllg jllg
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Envoyé le 19/04/2008 à 22:15


Bonjour,

j\'aime bien celui là aussi



La femme adultère

Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu\'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s\'éteignirent les lumières
Et s\'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s\'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l\'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d\'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière
Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s\'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j\'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d\'affilée
Ni le nard ni les escargots
N\'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N\'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s\'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L\'une moitié toute embrasée
L\'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers

Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu\'elle me disait
Le clair entendement m\'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l\'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D\'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu\'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière


Fédérico Garcia LORCA


MKIII MKIII
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Envoyé le 20/04/2008 à 08:52


Bonjour,
De plus en plus romantique [:)(] :

D\'abord je veux avec ma langue
Natale deviner tes pensées
Mais toi déjà déjà tu tangues
Aux flux et reflux des marées

Je pense à toi en tant que cible
Ma belle enfant écartelée
Là j\'ai touché le point sensible
Attends je vais m\'y attarder

Il est temps de passer aux choses
Sérieuses ma poupée jolie
Tu as envie d\'une overdose
De baise voilà je m\'introduis

J\'aime assez tes miaou miaou
Griffes dehors moi dents dedans
Ta nuque voir de ton joli cou
Comme un rubis perler le sang

Plus tu cries plus profond j\'irai
Dans tes sables émouvants sables
Où m\'enlisant je te dirai
Les mots les plus abominables

Brûlants sont tous tes orifices
Des trois que les dieux t\'ont donnés
Je décide dans le moins lisse
D\'achever de m\'abandonner

Une décharge de six mille volts
Vient de gicler de mon pylône
Et nos reins alors se révoltent
D\'un coup d\'épilepsie synchrone

Love on the beat
Love on the beat

Serge Gainsbourg.
Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue.

* maittia
Anonyme
Envoyé le 20/04/2008 à 09:19 Modifié par maittia le 22/04/2008 à 16:28:

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Bonjour,

La Courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j\'ai vécu
C\'est que tes yeux ne m\'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d\'une couvée d\'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l\'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Ecrit en 1925 par Paul Eluard


touche moi pas tu m'salis
jllg jllg
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Envoyé le 20/04/2008 à 14:12


Bonjour,

Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu\'il m\'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l\'heure
Les jours s\'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l\'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l\'heure
Les jours s\'en vont je demeure

L\'amour s\'en va comme cette eau courante
L\'amour s\'en va
Comme la vie est lente
Et comme l\'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l\'heure
Les jours s\'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l\'heure
Les jours s\'en vont je demeure


Guillaume Apollinaire



MKIII MKIII
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Envoyé le 20/04/2008 à 14:15


Vérone, le 1er frimaire, an V

Je vais me coucher, ma petite Joséphine, le coeur plein de ton adorable image, et navré de rester tant de temps loin de toi ; mais j\'espère que, dans quelques jours, je serai plus heureux et que je pourrai à mon aise te donner des preuves de l\'amour ardent que tu m\'as inspiré. Tu ne m\'écris plus ; tu ne penses plus à ton bon ami, cruelle femme ! Ne sais-tu pas que sans toi, sans ton coeur, sans ton amour, il n\'est pour ton mari ni bonheur, ni vie. Bon Dieu ! Que je serais heureux si je pouvais assister à l\'aimable toilette, petite épaule, un petit sein blanc, élastique, bien ferme ; par-dessus cela, une petite mine avec le mouchoir à la créole, à croquer. Tu sais bien que je n\'oublie pas les petites visites ; tu sais bien, la petite forêt noire. Je lui donne mille baisers et j\'attends avec impatience le moment d\'y être. Tout à toi, la vie, le bonheur, le plaisir ne sont que ce que tu les fais.
Vivre dans une Joséphine, c\'est vivre dans l\'Élysée. Baiser à la bouche, aux yeux, sur l\'épaule, au sein, partout, partout !

Napoléon Bonaparte

Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue.

* maittia
Anonyme
Envoyé le 21/04/2008 à 22:56 Modifié par maittia le 22/04/2008 à 16:25:

riviera.beach riviera.beach
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Envoyé le 22/04/2008 à 19:57


A près de vingt trois heure... ce serait plutôt bonsoir et bonne, douce, caressante, voluptueuse nuit devrais-tu souhaiter à nos amis, sans modification.

Il n\'est de si belles roses Qui ne deviennent gratte-culs
* maittia
Anonyme
Envoyé le 22/04/2008 à 20:11 Modifié par maittia le 27/04/2008 à 14:19:

Bonjour/Bonsoir,
Riviera.beach,
oui.. veuillez excuser la modif.,merci. [:)(]





riviera.beach riviera.beach
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Envoyé le 23/04/2008 à 12:38


Hello ! [:o)]

Il n\'est de si belles roses Qui ne deviennent gratte-culs
MISS114 MISS114
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Envoyé le 23/04/2008 à 17:29


Bonjour,

Et ben ton maire devient poète, Michel [:D]
Guillemette Memo + La Fauvette + Mamietitine
riviera.beach riviera.beach
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Envoyé le 23/04/2008 à 17:45


Oui, c\'est un ancien instituteur qui écrit à longueur d\'année des poèmes qui, à mon avis, ont du sens.

Il n\'est de si belles roses Qui ne deviennent gratte-culs
* arnaud.vincenz
Anonyme
Envoyé le 27/04/2008 à 12:47

Très honoré, Mic; je vous en remercie bien sincèrement.
Recevez toutes mes amitiés



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Bonjour,

Encre

J’écrivais une histoire
Triste, très triste,
Si triste que mon stylo a pleuré.
Une larme
Bleue
Une larme d’encre
Sur du papier blanc.

Et l’encre a coulé
Son écume recouvert
Le papier
Blanc
Bleu.

Alors, j’ai jeté l’encre
Et le papier
A l’océan.

Ils sont tombés tous les deux
Papier, encre
Enlacés
comme des amants.

Et l’eau
Bleue
A dissout l’encre,
A séparé les amants.

J’ai regardé l’encre partir en volutes
Et les amants s’éloigner
Tristes, très tristes,
Si tristes que moi aussi j’ai pleuré.
Deux larmes
Des larmes d’encre
Bleues
Dans l’océan.
Texte: Pageblanche
objectifplume.wordpress.com/
touche moi pas tu m'salis
mic69300 mic69300
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Envoyé le 29/04/2008 à 15:33


Bonjour Arnaud
Pas de quoi [:D]



jalil jalil
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Envoyé le 04/05/2008 à 11:31


Bonjour,beau, c est beau la poesie quand elle jaillit du coeur et couvre notre vie de mortel. (+)



* maittia
Anonyme
Envoyé le 05/06/2008 à 06:40 Modifié par maittia le 05/06/2008 à  06:44

Bonjour,

extrait du livre \"Jade et les sacrés mystères de la vie\" de François Garagnon.

Toi la présence dans l\'absence
Toi la parole dans le silence
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout
Tu es la saveur et le sens
De ce qui jamais ne finit
Dans les moments de soif intense
Tu m\'as abreuvée d\'infini

Mon bonheur d\'être, ma source vive
Le beau poème de mes jours
Je te rejoins sur l\'autre rive
Là où patiente ton amour
Je t\'ai rêvée de part en part
Dans des instants de rien du tout
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout

Tu donnes sens à mon existance
Je ne peux oublier ce jour
Où frôlée d\'un amour immense
Je t\'ai sentie là tout autour
Comme le doux murmure du vent
Fredonne une chanson de ciel
Rien ne sera plus comme avant
Je ne vis plus que d\'essentiel

Mon bonheur d\'être, ma source vive
Le beaume à mes peines d\'avant
Tu ensoleilles ce qui m\'arrive
Autour de moi et au-dedans
Je t\'ai rêvée de part en part
Dans des instants de rien du tout
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout

Longtemps c\'est vrai je t\'ai cherchée
Sans voir que tu étais toujours
Tout près de moi à peine cachée
Dans les recoins de mon amour.
Toi la présence dans l\'absence
Toi la parole dans le silence
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout.


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